Blogs DHNET.BE
DHNET.BE | Créer un Blog | Avertir le modérateur

20/07/2008

Des rayons de soleil dans la boue

Les Ardentes ont vécu leur troisième journée hier 

LIÈGE Il était près de 22 h 30 hier quand Mike Skinner, après avoir bien chauffé la foule, l'avoir testée pour savoir si elle serait docile et participative se lança : il demanda aux spectateurs placés devant lui de s'écarter, de se séparer pour qu'il puisse avoir un chemin par lequel courir pour arriver à la console son. Et, après mille excuses pour son français bafouillant, de bien vouloir le ramener sur scène sans que ses pieds ne touchent le sol. Mission accomplie pour le public qui a réservé un bel accueil à cet entertainer très en forme.

Dans le même temps, mais dans un registre bien différent, Cédric Bixler et Omar Rodriguez Lopez et six de leurs potes - dont un batteur époustouflant, brisant ses baguettes en tapant comme un sourd - ont joué un set de plus de deux heures, portant leurs chansons jusqu'à la frénésie, ne les lâchant qu'au dernier moment, comme si leur temps de vie - de minimum dix minutes - était trop court. Psyché, funk, jazz, hardcore : le registre des Américains est confondant mais quelle puissance et quelle virtuosité !

Avant eux, on pouvait se demander si Alison VV Mosshart et Jamie Hotel Hince, alias The Kills, étaient devenus moins vénéneux que précédemment, s'ils étaient moins sulfureux que quand le monde les a véritablement découverts avec Now Wow un troisième album tripant. Ou est-ce simplement le fait que le duo se lasse un peu de son show qui suinte le sexe et le rock and roll ?

Même cette omniprésente boîte à rythme lasse un peu. Elle est parfois tranchante et décapante, basique et incontournable tant elle donne le ton mais elle est également parfois lassante, sans ingéniosité.

Mais qu'on ne s'y trompe pas, c'était la première grosse affluence de la journée hier aux Ardentes. Et U.R.A Fever, Get Down, Night Train tirés de Midnight Boom font toujours mouche. Comme l'incroyable The Good Ones . Cinquante minutes et c'était pesé, emballé.

Liars, juste avant, avec le dégingandé Angus Andrew aura été hypnotique, strident, puissant. Sans concession même les New-Yorkais émigrés à Berlin ont déjà été bien plus expérimentaux. Quarante minutes pour convaincre. Pari réussi.

Le même laps de temps était imparti à Spiritualized. Jason Pierce, puisqu'il est la véritable identité, de ce groupe s'était entouré d'un bassiste, un guitariste, un claviériste, un batteur et de deux chanteuses au choeur.

Tirant, notamment, Soul on Fire et Sweet Talk , il aura, sans forcer, essayé de ranimer un public encore enroué. Espérons que Songs in A&E , son dernier album, obtiendra un meilleur accueil. Il le mérite, en tout cas.

Basile Vellut

15:40 Publié dans Ardentes | Lien permanent | Commentaires (0)

Les commentaires sont fermés.