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20/07/2008

Werchter : sauve qui pleut

2318578aa4dcc88d90308b3d3dfcb0f0.jpgKravitz et Mika : plus que des amuse-bouches

WERCHTER La météo incertaine n'a certainement pas refroidi les ardeurs des festivaliers venus assister à la 34e édition de Rock Werchter. Les amateurs de clichés, malgré les fortes pluies tombées dans la nuit de mercredi à jeudi, n'ont tout d'abord pas davantage été gâtés : aucune grande flaque de boue dans laquelle se jeter à t-shirt perdu, aucune averse apte à coller les tops au corps, style soirée blaireau à la Costa Brava,...

Enfin, rien par temps clair, en tout cas. Car Mika, sans qu'il soit soupçonnable, a fait ouvrir les grandes vannes, déchaînant les cieux alors que la nuit s'approchait. Et comme là, il commençait à faire caillasse, plus question de bains de boue volontaires...

Non, si deux membres de Vampire Weekend avaient chaussé prémonitoirement leurs bottes en plastique pour arpenter la scène (couverte !) du Marquee, les cieux sont restés cléments jusque 19h35. Tout profit pour les précités Américains qui lancèrent véritablement le festival même si Air Traffic et Modern Skirts avaient initié dans les faits et les horaires les agapes. Avec leur pop mitonnée d'influences afros , les quatre jeunots ont fait entonner Blake's Got a New Face ou Cap Cod Kwassa Kwassa par une foule qui n'attendait que ça pour s'enflammer, voire pogotter. Loin de l'ambiance proposée par les Counting Crows sur la grande scène malgré un Mr Jones chanté en quatrième proposition. Un troisième passage pour les Américains pour qui le poids des ans se fait malheureusement sentir.

Mika, lui, a encore toute la vie devant lui et un sacré personnel derrière lui. Pêle-mêle citons un lapin, un coq, deux filles en tutu fuschia, trois cordes, trois vents , un clavier, une batteuse (et un batteur par intermittence), un bassiste et deux choeurs et deux filles, disons enveloppées (et toujours dans un seyant tutu) pour souligner les vertueux avantages de Big Girl, You're Beautiful . Une belle entrée en matière, très colorée, qui prenait la suite du tubesque Relax qui mettait d'emblée son public dans sa poche. Mika faisait malgré tout retomber la sauce avant de la remonter avec Grace Kelly et Lolipop pour remercier les fidèles qui n'avaient pas été s'abriter (où, du reste ?).

Lenny Kravitz, devant un parterre de jeunes filles toujours aussi trempées, a réchauffé les coeurs avec sa Love Revolution qui lui tient tant à son cuir et à ses santiags.

De quoi attendre patiemment REM...

Basile Vellut

15:35 Publié dans Werchter | Lien permanent | Commentaires (0)

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