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21/10/2008

Kaiser Chiefs: "On est encore un groupe juvénile"

art_60195.jpgKaiser Chiefs : de la scène au studio sans pause

BRUXELLES Ricky Wilson et ses potes de Kaiser Chiefs ne chôment pas. Un an après Yours Truly, angry mob , et trois après Employment, qui a véritablement lancé la carrière du groupe de Leeds, voici Off With their heads . Pourquoi une telle frénésie ouvrière ? Histoire de battre le fer tant qu'il est chaud ?

"Never miss a beat (NdlR : le premier single) fut la raison pour laquelle nous avons fait un album, témoigne le chanteur. Nous ne savions pas que nous allions faire un album complet, on voulait juste écrire quelques chansons. Nous avons fait plein de festivals d'été, cela aurait très embarrassant de refaire les mêmes festivals avec le même catalogue de chansons. Après avoir fait appel à un producteur (NdlR : Mark Ronson), on s'était dit qu'on pouvait sortir un single ou au maximum un EP. En deux semaines, nous avons enregistré trois chansons. Nous avons été coupés dans notre élan par un voyage en Afrique du Sud où nous devions donner quelques concerts. Quand nous étions là, nous ne voulions que revenir ici. De retour, nous avons continué à bosser et nous avions assez de chansons pour un album. Elles étaient trop bonnes pour ne constituer que des faces B ou un EP. Il fallait leur donner une chance. On a été voir la maison de disques qui n'était au courant de rien et qui fut très excitée à l'idée de le sortir."

Avec son agenda de ministre, Ricky Wilson aurait pourtant mérité de prendre quelques vacances.

"Un jour, j'en aurai envie , sourit-il. Mais je ne pense pas que cela arrivera vite. Personnellement, j'aime être en studio ou jouer des concerts. Être sur une plage à boire des cocktails constitue probablement une chouette chose à faire, mais cela ne m'a jamais vraiment intéressé. Je n'ai pas d'autres hobbies. Si ton hobby, c'est ton job : c'est un peu comme des vacances."

Lily Allen, Sway ou New Young Pony Club : pour la première fois, Kaiser Chiefs a demandé une aide extérieure. Même si Ricky Wilson préfère parler de collaboration. "On l'a fait, parce qu'on s'en foutait. Avant, on se serait posé des questions sur ce que les gens auraient pu dire, penser. Là, il fallait juste déterminer si ces gens pouvaient rendre l'album meilleur. Ce n'était pas planifié. Du style, tel jour, machin va venir, tel autre bidule. C'est souvent arrivé par hasard. David Arnold, par exemple, passait par là. Il a proposé ses services. Il a rendu la chanson meilleure, il l'a décorée. Il savait quoi amener."

Kaiser Chiefs a soigné son album. "Nous avons traité chaque chanson comme un single. La production fut très pointue. Nous voulions faire quelque chose qui soit parfait dans notre esprit. Nous n'avons pas trop compris les critiques qui écrivaient que, sur le deuxième album, nous avions perdu le charme du premier. Sur celui-ci, nous avons pris des décisions que nous n'aurions jamais prises si nous avions voulu faire plaisir aux critiques. C'était très spontané. Dans les années 60, quand on en était à son troisième album, on était encore des bébés. Maintenant, trois albums, c'est comme si un long chemin avait déjà été parcouru. Je n'en suis pas sûr, mais les Beatles, sur leurs trois premiers albums, ne faisaient encore que des reprises. Je pense que nous sommes encore un groupe juvénile."


Kaiser Chiefs, Off with their heads (Universal)





Basile Vellut

Sous le charme d'Amy McDonald

Dimanche soir, Amy McDonald affichait complet à l'Orangerie du Botanique

BRUXELLES Il est 20 h, à l'Orangerie, la salle est déjà pleine à craquer, impossible de se frayer un passage. Le public attend impatiemment Amy McDonald, cette jeune écossaise qui a envahi nos ondes cet été avec son tube This is the life.

C'est avec Poison Prince qu'Amy entame le show. Un peu timide au début, la jeune chanteuse dégage une voix étonnante, tout en puissance. Laissant très vite sa timidité de côté, elle enchaîne avec L.A., I wish for something more, Mr. Rock & Roll,... Le public, conquis d'avance, est ravi. Il faut dire qu'elle est plutôt agréable, souriante et très loquace. Sur scène, Amy a un petit quelque chose de June Carter. L'ambiance est chaleureuse ce soir. Une chose est sûre, entre Amy et le public, le courant passe.

"Les gens me demandent souvent ce que ça fait d'être célèbre. Je n'ai jamais aimé ce statut de célébrité. Je trouve ça très ennuyant. J'aime jouer de la musique, être sur scène. On ne demande jamais ce que ça fait d'avoir du talent", expliquera-t-elle pour introduire Footballer's wife.

L'ambiance monte encore d'un cran quand vient This is the life. Ensuite, Amy a l'audace de reprendre Hallelujah de Leonard Cohen (dont Jeff Buckley avait fait une magnifique reprise). L'Écossaise donne de la voix, de l'émotion et des frissons.

Après une heure et demi de show, c'est déjà le rappel. Le public, déchaîné, ne laisse aucun répit à Amy. Trois morceaux plus tard, il est déjà temps de se dire au revoir. Bruxelles en aurait bien voulu encore...

 



Mailys Charlier