Blogs DHNET.BE
DHNET.BE | Créer un Blog | Avertir le modérateur

12/05/2010

Interview Express: David Bartholomé

david.jpgCe mardi soir, le Botanique fêtait les Belges et plus particulièrement le label 62 TV - 30 février. Music Live s'est promené dans les coulisses des Nuits Bota pour quelques interviews express.
Alors qu'à la Rotonde, c'est David Bartholomé qui clôturait cette Nuit Belge. Seul sur scène, le leader de Sharko s'amuse avec le public. Un concert interactif, parfait pour l'intimité de la Rotonde. Pas d'album solo en vue pour David mais un livre, le Sharko Journal, qui reprend six ans des pensées du chanteur de Sharko, du plus intime au plus absurde.


L'an passé avec Sharko sous le Chapiteau, ici seul à la Rotonde. Est-ce que vous comptez vous faire entendre jusqu'à Rogier malgré tout?
"On verra, ça dépend du public. On n'est que le vecteur des gens. S'ils décident que ça se passe bien, ça se passera bien. La Nuit Belge apporte toujours un peu d'excitation. Ce qui me fait un petit peu peur c'est que l'excitation est très locale. J'aimerais bien croiser dans le couloir un anglais qui a l'air aussi excité qu'un mec de Gembloux. On est dans notre petit monde inhibé alors qu'il y a tellement de richesses dans ce festival. J'espère que ce soir ça sera plus populaire, populaire dans le sens du peuple."

Ca ne vous angoisse pas le va et vient du public?
"Si, bien sûr! Mais je pense que la configuration de la Rotonde fait qu'une fois que tu es au coeur de la salle, c'est très difficile d'en sortir. Je mise un peu là dessus. Il faut essayer de créer une intimité pour que tu te sentes dans une espèce de fièvre, de joie festive."

Est-ce qu'un album solo est prévu?
"
Je ne sais pas encore. Je cherche plein de directions mais mon spectacle est difficilement exportable. Ce que toi, tu comprends en Wallonie ou à Bruxelles, le mec de Paris ou de Bordeaux ne va pas le comprendre. Ce qui marche aussi en Belgique, c'est tout le passif, l'historique."

Comment vous est venu le besoin de jouer en solo?
"C'est venu par hasard. Un jour, on m'a proposé un théâtre près de Verviers. Ensuite, on m'a demandé le même spectacle pour un hôtel de ville. Ca s'est fait comme ça. Ce n'est pas structuré mais ça me fait du bien de voir que ça vit, que ça fonctionne. Ca me fait du bien de sortir du carcan journée de promo/showcase/tournée. Personne ne vient râler si je rajoute quatre mesures ou si je sors de la lumière."

Après cette récréation, vous êtes plus discipliné dans Sharko?
"Non mais je me rends compte que la rigueur a du bon quand elle est bien dirigée. C'est important la discipline dans un projet. Mais c'est aussi important de s'arrêter un moment, tout ne doit pas toujours être figé sinon on ne s'amuse plus."

Maïlys Charlier

 

Les commentaires sont fermés.