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16/05/2010

Une vraie tête d'affiche

art_108207.jpgLe Black Rebel Motorcycle Club a assuré sous le chapiteau pendant 2h. Est-ce une suggestion de l’esprit mais quand le Black Rebel Motorcycle Club descend sur les Nuits du Bota, la pénombre se fait plus tôt, les Serres se drapent de noir et l’ambiance – loin des pétarades de bikers barbus, on vous rassure – se fait plus sombre.


Avec Wintersleep ou Zaza pour faire chauffer la salle, les Américains étaient mis dans d’excellentes conditions pour faire crisser les guitares dans des ambiances de bayous électriques. En gardant leurs influences de shoegazers (n’ont-ils pas été remarqués, à la base, par Noel Gallagher himself), ils ont été puisés des influences plus profondes, plus roots soulignées par Howl ou le récent Beat The Devil’s Tattoo. Du reste, c’est ce titre-là qui mettra une première fois le feu dans un chapiteau prêt à s’embrasser.

Avec des sons d’harmonica et une rythmique d’enfer rehaussé par un intéressant jeu de lumière, le trio de BRMC est parvenu, malgré quelques longueurs, a capté l’attention pendant près de deux heures, Peter Hayes et Robert Turner se relayant au chant alors que Leah Shapiro n’avait de cesse de maltraiter ses caisses.

Une ambiance bien différente, bien sûr, que celle proposée par les harmonieux garçons de Dan San, par la gracieuse Isbells, par ce fêlé de Féloche ou par Tété.

Voilà, qui rajoutera à la magie de ces Nuits où, jeudi soir, Tindersticks au Cirque est parvenu à captiver son public avec un Stuart Staples hanté par une musique qui ne subit pas la vanité des années et des modes.

 

Basile Vellut

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