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17/05/2010

Vismets, un nom, une attitude

vismets.jpgGuru Voodoo , le premier album très attendu du groupe bruxellois. Cela fait un petit temps qu’on entend le nom des Vismets sur la scène belge mais les Bruxellois tardaient, malgré quelques annonces répétées, glanées à gauche et à droite sur le net, à balancer un album. Le fameux premier album.


“On a un parcours particulier de groupe , estime Dan Klein, le chanteur. Généralement, un groupe tourne de façon disons anonyme, sans trop ramener de presse. Nous, on a eu la chance d’avoir pas mal de lumière sur nous dès le début. On a préparé un live. On avait tous des projets avant. On s’est mis ensemble pour faire cette musique-là. On a tourné et au fur et à mesure écrit des morceaux pour tourner. On écrivait un peu à l’arrache pour l’énergie du live. Les concerts marchaient bien, au bout d’un an on a senti la pression – positive – de sortir un album. On nous voyait un peu partout sur de belles dates. On a alors annoncé cet album pour faire en sorte que le buzz ne redescende pas. Tout en se disant qu’on allait s’y mettre.”

Ce qu’ils ont fait, en tâtonnant au début.
“On ne savait pas comment s’y prendre, on n’avait pas de structure. Que faire quand personne ne mise sur vous ? Comme cela faisait deux ans qu’on tournait on s’est dit qu’on allait auto produire l’album. En avril 2009, on a été en studio et on a enregistré notre set ou juste un peu plus. On a quand même un peu réfléchi en amont. On a enregistré un premier disque tout sur l’énergie mais qui manquait un peu de subtilité pour une plaque. Sur un CD, faut une plus-value. Ce qui en est sorti n’était pas à la hauteur de nos ambitions, pas représentatif de ce qu’on voulait faire. Mais cela nous a permis de démarcher auprès de maisons de disques même si on a monté notre propre structure. À partir de novembre, je me suis isolé et ai recommencé à écrire. J’envoyais ce que je faisais aux autres pour qu’ils composent des arrangements. On a gardé deux morceaux de la première session, il y a huit nouveaux titres. On avait une idée plus précise de ce qu’on voulait faire. On a bossé deux mois en se disant qu’on arrêtait de tout mettre en question.”

Résultat, onze titres réunis dans un Guru Voodoo délectable. Le quatuor ne s’est pas raté avec des morceaux rock dansants où l’on sent l’influence de Ghinzu mais où les références, comme à AC/DC, sont parfois flagrantes.
“On se différencie quand même pas mal de Ghinzu”, estime Niky, le batteur.
“Il y a des passerelles, enchaîne le chanteur. “On est des potes, je passe beaucoup de temps avec Greg (NdlR : le guitariste de Ghinzu). On vit dans un petit pays, avec une petite communauté française. Et puis on ne fait pas de la street pop. On a aussi envie d’exister par nous-mêmes même si, au début, le rapprochement était hyper flatteur. Qu’on arrête de nous rapprocher constamment.”

Toutefois, même dans certaines intonations de voix, les inflexions de John Stargasm et de Dan Klein se confondent.
“Oui, mais Ghinzu ressemble à Strokes, à Franz Ferdinand, à Millionaire et à dEUS. La référence à Ghinzu, c’est redondant. Mais on le prend pas mal. Bien sûr qu’il y a une filiation et une continuité. On ne vient pas de rien. Les Klaxons m’ont marqué. J’ai vraiment eu un électrochoc avec leur premier album qui est violent et dansant et ça, je n’ai pas eu ça chez Ghinzu. Cela a été un moteur. Un truc sombre et rentre-dedans mais tu essaies de faire danser la rythmique. Qu’il y ait un clash entre une énergie punk et une rythmique disco. Je sais : ce n’est pas révolutionnaire, cela existe depuis les années 80. Late of the Pier nous a aussi franchement influencés au niveau des sonorités des textures, du rôle de l’électronique.”


Basile Vellut

Vismets, Guru Voodoo (Dozer/PiAS)

11:21 Publié dans Belgique | Lien permanent | Commentaires (0)

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