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18/05/2010

Bobby Bazini, vingt et un ans et tous les talents

bobby.jpgLe Canadien sort un 1er album d’une incroyable maturité. 21 ans. Il vient de fêter ses 21 ans et il tient à le rappeler, tant les médias ont insisté, jusqu’ici, sur le talent précoce du jeune Bobby Bazini… 20 ans. Depuis le 14 mai, donc, il affiche un chiffre de plus au compteur, ce qui finalement n’a pas beaucoup d’importance (pour nous) : ce garçon est une révélation, peu importe son âge.


D’une timidité difficile à apaiser – on est tout de même parvenu à lui tirer un éclat de rire – le Canadien cherche ses mots quand il s’agit de parler de lui et de sa musique. “J’ai toujours aimé chanter et apprécié la vieille musique. Et j’ai toujours chanté comme ça… Cette maturité dont tu me parles, je ne sais pas d’où elle me vient. Mais la séparation de mes parents m’a fait vieillir plus vite.

Aîné d’une famille de sept enfants, Bobby prétend paradoxalement avoir toujours été un solitaire. “J’étais dans mon coin, avec mes petites choses à moi. ” Bulle dans laquelle il a trouvé la quiétude nécessaire pour composer. “Ces chansons, je les ai écrites ces trois dernières années”, dit-il. “Mes parents font de la musique depuis toujours, mon père m’a appris la guitare. Je n’ai pas fait d’académie ou de conservatoire. La country faisait partie de ma vie, de ma culture.

Logique, dès lors, que pour ce parfait bilingue (à l’accent délicieux, t’sais), les mots viennent toujours d’abord en anglais. “J’ai été élevé dans la musique anglophone, que je préfère. Mais au fond, ce n’est pas très important, la langue dans laquelle on chante : pour autant que l’on ressente quelque chose.

C’est donc grâce à des artistes comme Dylan, Jim Morrison, “les pionniers de beaucoup de choses, qui n’avaient pas besoin de quarante pistes pour la voix et autant pour les guitares ”, que Bobby a trouvé son style. “Mais c’est pas tout gagné ”, dit-il en bon québécois. “Il me reste encore des choses à prouver ”.
N’empêche que pour son premier voyage en Europe, il a décroché un passage dans Taratata et un autre dans Le grand journal , de Michel Denisot, véritable place to be en matière de talk-show francophone.

Mais revenons à ce qui a bercé son enfance. Difficile d’imaginer que comme tous les ados du monde, Bobby Bazini n’a pas un jour écouté un boys band qui craint ou une chanteuse à voix en cachette. Il se marre. “J’ai dû aimer des trucs pourris ”, dit-il. “Encore que, non, sincèrement, avant de découvrir la musique que j’aimais, je n’écoutais pas vraiment la radio, je ne regardais pas les clips à la télé. Et si j’écoutais des trucs que je n’aimais pas, c’est que je n’avais pas le choix !

 

 

Isabelle Monnart

Bobby Bazini, Better in time , Warner

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