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27/05/2010

Eiffel nous envie notre culture rock

eiffel.jpgLes Français d’Eiffel ont débuté fin des années 90 lorsque Romain, le chanteur, quitte sa Provence natale pour s’installer à Paris. Avec A tout moment, sorti en 2009, le groupe signe là son quatrième album et débarque sur nos ondes et sur nos scènes. Eiffel était de passage à Bruxelles et sur les ondes de Twizz Radio avant d’enchaîner les festivals. Ils seront sur les scènes de Dour et des Ardentes cet été…


Est-ce difficile en France de percer en tant que groupe de rock français ?

Je pense que ça fait un moment que c’est difficile de rester dans ce genre là. Après il n’y a pas que du rock dans notre musique, il y a aussi de la pop anglaise, de la variété française, de la grande chanson française à la Brel, Brassens. Mais on ne brandit pas l’étendard rock français. Pour moi, il n’y a pas de rock français en France. Chez vous, il y a une culture anglo-saxonne que nous n’avons pas.


Vous serez dans nos festivals cet été...

Ce qui est bien sur cette tournée, c’est qu’on joue beaucoup en Belgique. On a fait la péniche Fulmar, l’Atelier 210, le Botanique. Ça nous fait super plaisir de jouer ici car c’est un peu plus rock ‘n roll que la France. Il y a de meilleurs groupes de rock qu’en France. Cet été, on vient à Dour et aux Ardentes. On nous a dit que Dour c’était le bordel mais que c’était super de le faire. Et les Ardentes, on nous a dit que c’était génial, que l’ambiance y était particulière. On a hâte d’y être !

 

Sur A tout moment la rue, Bertrand Cantat fait des chœurs. Pourquoi ne pas avoir fait un duo ?

La chanson était déjà bien avancée et ça n’avait pas d’intérêt de faire un duo sur ce morceau. L’idée c’était d’avoir deux voix qui se marient bien au moment où la chanson monte. Et puis Bertrand a participé surtout parce qu’on est amis. On se voit très souvent donc ça c’est fait naturellement. Avant tout ça nous faisait plaisir et ça lui faisait plaisir.


Est-ce que vous vous calquez sur sa façon de chanter?

Non, je n’essaie rien du tout. J’ai écouté Bertrand chanter, j’ai écouté Brel et Bertrand a beaucoup écouté Brel. Après il n’y a pas énormément de monde qui chante des chansons françaises en appuyant sur les consonnes, en utilisant la langue française de manière rock. Brel le faisait mais pas sur des guitares saturées. Ce qui est travaillé, c’est le fait de pouvoir faire sonner la langue en français. Je vais essayer d’aller des fois me faire mal parce que je chante en français. C’est ça que j’ai en commun avec Bertrand.

 

Il y a une espèce de schizophrénie dans vos textes...

Ce n’est pas vraiment de la schizophrénie mais juste une part d’humanité. Les chansons ne sont pas toutes composées en même temps. C’est donc logique qu’elles reflètent différents sentiments. C’est vrai que sur certaines chansons, il y a de la rêverie et sur d’autres, on râle sur le monde qui est pourri. On chante des doutes aussi. Et on ne peut pas chanter toujours le même doute.

 

Est-ce que vous vous considérez comme quelqu'un de pessimiste?

Oui et non. Il y a toujours des petites lucarnes dans nos morceaux. On est plutôt désespérés. Si tu regardes la vie tel qu’elle est, c’est souvent catastrophique. Mais à coté de ça, il y a de belles choses dans la vie. Donc même si nous sommes pessimistes face à la vie, on peut être touché par de courts moments d’humanité.

 

Maïlys Charlier

En concert le 11 juillet aux Ardentes, le 15 juillet à Dour et le 23 octobre à l'AB

 

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