Blogs DHNET.BE
DHNET.BE | Créer un Blog | Avertir le modérateur

03/07/2010

Les 36es rugissants US

jared.jpg2e journée très américaine, hier à Rock Werchter. Coheed and Cambria (Nyack, New York), Paramore (Franklin, Tennesse), Rise Against (Chicago, Illinois), Morning Benders (Berkeley, Califonie), The Gaslight Anthem (New Brunswick, New Jersey), 30 Seconds to Mars (Los Angeles, Californie), Green Day (Berkeley, Californie) : la grande scène (et le Marquee pour le quatrième cité) avait un fort accent yankee, hier, pour le deuxième jour de la 36e édition de Rock Werchter.


Un accent rugissant, furieux même pour tous ces groupes qui se revendiquent d’ascendance punk, même si, parfois, l’esprit de Sid Vicious semble avoir déserté ces groupes.
Comment le leader des Sex Pistols aurait-il apprécié l’attitude des mecs de Rise Against, qui dénoncent le sexe sans amour, la prise de drogues et qui sont tous végétaliens ? Le pote de Johny Rotten aurait-il eu une petite copine comme celles de Jared Leto, à qui l’on prête, entre autres, une relation avec Cameron Diaz ?

Pas sûr que ce soit trash et débauche tous les soirs chez l’acteur leader de 30 Seconds to Mars, qui se réchauffe la voix sur scène avec une petite cuillère de miel. Mais peu importe, finalement. Hier, dans une plaine de Werchter toujours aussi surchauffée (sans avoir un œil constamment vissé sur un hypothétique thermomètre, supputons qu’on a dépassé les 36 degrés), ces Américains ont démontré que l’esprit était respecté.

Hayley Williams, la chanteuse de Paramore, a lancé ce qui allait devenir une mode tout le long de la soirée. La petite rouquine, après s’être égosillée avec un bel enthousiasme sur quelques titres malheureusement dispensables (les singles lui sauvent parfois la mise), a fait monter deux demoiselles pour l’aider à interpréter une dernière chanson. Bonne pioche, vu l’enthousiasme des deux miss (le jour où l’Américaine comprendra leur prénom, les mecs d’Editors piqueront les tenues de scène de Mika).

Jared Leto, après avoir invité un de nos confrères malheureusement récalcitrant, s’est prêté au même jeu. Interventionnistes, les Américains ? En criant “jump” un nombre incalculable de fois, en exhortant la foule à chanter, à crier, à faire des cercles, à l’étreindre (quand il est descendu dans la fosse en se prenant une belle gamelle), l’acteur-chanteur à la magnifique crête jaune a plus fait monter l’ambiance avec ses revendications (il veut même devenir belge, si on la croit celle-là) qu’avec une musique assez lourdingue. Mais bon, les gamines étaient véritablement en transe, lui qui s’est gagné un fan-club assez incroyable.

Ambiance foncièrement différente avec Jack Johnson ou même Editors. Le surfeur, au décor totalement dépouillé, met la banane à la foule, que ce soit avec sa bonne bouille, un accordéon qui déchaîne les passions ou le flow de son bassiste. Et, surtout, avec ses compositions qui marchent toutes seules. Juste avant, Corinne Bailey Rae, au Marquee, avait provoqué le même style d’enthousiasme.

B. Vt.

13:39 Publié dans Werchter | Lien permanent | Commentaires (0)

Les commentaires sont fermés.