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04/07/2010

S, XS, XXL : entre défilé de mode et soldes

2.jpgPink fut l’égérie de ces dames avant l’entrée en lice de Rammstein. Pink, Ting Tings, Gossip, Florence&The Machine : pour la troisième journée de Rock Werchter, les organisateurs avaient pensé mettre quelques filles en évidence. Des quatre, Beth Ditto de Gossip monta la première au front. Se sentant forcément obligée de parler foot et persuadée que la plaine brabançonne était toute acquise à la cause des Allemands, s’est un peu embrouillée au moment d’essayer de disserter entre ses chansons.


L’Américaine s’est déjà montrée plus comique, elle qui n’avoue que peu d’intérêt en sport. Le 0-3 qu’elle afficha sur un petit carton à la fin de la prestation et qui fut hué ne dut pas la conforter dans son choix. Mais peu importe, les festivaliers qui s’étaient rassemblés sur la grande scène hier un peu avant 16h n’étaient pas là pour calculer les chances de la Mannschaft de passer en demi-finale, ils étaient là pour voir de visu une nana qui détonne par son look, son attitude, le tout soutenu par quelques gros tubes.

Du reste, c’est avec Standing in the Way of Control, la chanson qui l’a fait sortir de son Arkansas, que le quatuor a ouvert son deuxième show werchterien . Et avec Heavy Cross , dernier hit en date, qu’elle l’a conclu. Deux excellents moments. Malheureusement, malgré des titres comme Love Long Distance ou la reprise de Tina Turner What’s love got to do with it , joués entre l’ouverture et la fermeture, Beth Ditto n’a pas été à la hauteur de sa sulfureuse réputation. Elle a à peine emprunté l’allée dressée par l’armada de Rammstein devant elle. Se lasserait-elle un peu de ses exubérances ? “Merci, bonsoir, c’est mon plaisir.” Si Beth a aimé, alors tout roule…

Katie White et Jules De Martino, alias The Ting Tings ont suivi sur la grande scène. Pas très longtemps. Avec toujours un seul album au compteur (et il date de 2008, Kunst , son successeur, devant sortir fin de l’année), le duo doit chercher dans ses quelques tubes comme Shut up and Let Me Go ou That’s Not My Name mais sans convaincre, jouant quasiment la moitié du temps qui lui était imparti. On s’étonne un peu de cette programmation.

D’autant que pendant ce temps, Florence&The Machine mettait une superbe ambiance au Marquee. Un peu comme The Temper Trap programmé au même endroit un peu plus tôt, on ne s’attendait pas à ce que Florence Welch parvienne à muscler ses morceaux au point de faire sauter et crier le public à ce point. La Londonienne, pieds nus et avec une robe rapidement déchirée le long de la jambe, a interprété avec grâce You’ve Got The Love ou Kiss With A Fist.

Pink, de son côté, était le clou du défilé (mais pas de la soirée : “Si je fus la première fille à être tête d’affiche à Hyde Park, je dois être la première pop star à faire la première partie de Rammstein” , souriait-elle). Arrivée en rappel en sortant d’une boîte soutenue par une grue à une vingtaine de mètres de haut sur les premières notes de Fun House , l’Américaine aura enchanté pendant une petite heure et demie (comme toutes ses consœurs, elle a fait un peu moins que ce que les organisateurs lui octroyaient). Au menu, dans un décor qui évoquait autant un énorme flipper qu’une fête foraine, une brassée de tubes mais également une fille qui peut se montrer touchante comme quand elle interprète avec ses deux choristes et un seul guitariste, Mr President . Mais c’est également un grand show comme quand elle chante So What suspendue au-dessus de la foule par un quadruple filin.

Avec Roxanne en duo avec son pote Butch Walker ou What’s Goin On, repris de 4 non Blondes, la Pensylvanienne sait comment amuser une foule qui fut ravie par cette prestation impeccable. Mais en-dehors des filles, l’affiche présentait aussi du lourd avec Channel Zero, le groupe de metal national. Une prestation ample, carrée, généreuse. C’est comme ça qu’on aime ces revenants. Rammstein, lui, ne pouvait que démonter que ce samedi 3 juillet était un jour bénit pour les Allemands. Sortant l’artillerie lourde habituelle, les Berlinois avaient déjà fait modifier, dans l’après-midi, la scène rien que pour eux. Les bonbonnes de gaz habituelles, etc. On en reparlera.

Basile Vellut

10:11 Publié dans Werchter | Lien permanent | Commentaires (0)

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