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05/07/2010

Clap de fin sur quatre jours rayonnants

vampire2.jpgLa 36e édition de Werchter s’est achevée avec Alice in Chains ou Them Crooked Vultures. Rain When I Die. Hier, malgré des températures élevées sur la plaine de Werchter, personne n’aurait voulu la mort de William DuVall, le chanteur d’un groupe – Alice in Chains – déjà touché par la fatalité avec la disparition du regretté Layne Staley. D’autant qu’avec Rooster, Would ?, Acid Bubble ou Your Decision, le groupe de Seatle a pu démontrer que le grunge n’était pas mort.


Comme les Black Keys qui redonnent des couleurs à un blues rock rocailleux, poisseux. Sous un soleil de plomb et affaibli par trois jours de festival denses, le public parfois parut absent, peu réactif. Pourtant, sur la plupart des morceaux, le chanteur et guitariste Dan Auerbach et le batteur Patrick Carney avaient demandé à un claviériste et à un bassiste de venir les assister. À revoir, la gorge moins sèche, pour dépoussiérer ce rock qui crisse.

Si ces deux groupes constituaient un excellent apéro avant Pearl Jam et Them Crooked Vultures, Vampire Weekend a essayé d’apporter une note rafraîchissante. Les 4 New-Yorkais, jeunes mais pas nés de la dernière pluie, étaient bien conscients des difficultés qu’ils allaient rencontrer. “Allez, c’est le dernier jour du festival”, assenait Ezra Koenig, tentant de faire participer les spectateurs. “Vous ne devez pas en garder.” Ou, plus tard : “Deux minutes, juste deux minutes. Ceux qui n’ont plus de force peuvent taper dans les mains.”

Et, heureusement , pour leur deuxième apparition à Werchter, les Américains ont été entendus. Mansard Roof, White Sky, One (Blake’s Got a New Face), Walcott, Horchata ou I Stand Corrected ont reçu un bel accueil.

Rien à voir, toutefois, avec l’ovation reçue par Them Crooked Vultures : au moment de présenter son band, Josh Homme n’aurait pas pu dire qui de John Paul Jones ou de Dave Grohl l’avait emporté. Le pauvre Alain Johannes, le musicos additionnel, devait se sentir bien esseulé au milieu de cette galerie de légendes mais, en le laissant effectuer un solo, le guitariste a eu son moment de félicité. Au milieu de jammer fous qui savent tenir un morceau (un album au compteur, 70 minutes de concert avec un seul nouveau morceau), le gaillard n’a pas dépareillé. Them Crooked Vultures a encore affirmé sa complémentarité et sa force de frappe hier.

Basile Vellut

09:32 Publié dans Werchter | Lien permanent | Commentaires (0)

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