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10/07/2010

Julian Casablancas, année zéro

julian.jpgVoilà bien près de huit ans que Julian Casablancas, le brun ténébreux des Strokes, n’avait plus foulé le sol belge. Il nous revient avec un album solo, Phrazes for the young , qu’il présentait sur la scène des Ardentes jeudi soir. Julian nous est apparu sobre, drôle et sympathique. Un mec simple et posé, aux antipodes du torturé charismatique et autodestructeur qu’il était au sein des Strokes.


Cela fait longtemps que vous n’êtes plus venu chez nous…
“Oui, avec les Strokes, on a joué que dans des grosses salles, des énormes festivals donc on n’est plus passé en Belgique. À vrai dire, je ne me souviens pas de grand-chose de la Belgique, j’ai même du mal à me souvenir de Bruxelles. Ces cinq dernières années, on était un peu fainéant avec les Strokes, on ne faisait que des tournées très courtes.”

Vous êtes le dernier Strokes à commencer une carrière solo, pourquoi avoir attendu si longtemps ?
“Au début, je n’avais pas envie de le faire. J’avais un peu peur des réactions donc j’ai attendu pas mal de temps avant de sortir ce projet solo. Puis les Strokes ont eu quelques problèmes – maintenant tout va bien – donc je me suis lancé. C’est comme si j’avais deux périodes de vie différentes. Ce que je suis dans mon projet solo et ce que j’étais dans les Strokes. Comme une double personnalité ! Avant avec les Strokes, je faisais ce que je voulais : la musique, les clips, la tournée, le merchandising. Mais ça ne rendait pas les autres membres du groupe forcément heureux donc maintenant, les Strokes font ce qu’ils veulent.”

C'est presque comme un EP avec seulement huit titres...
J’aime ces huit chansons là, j’aurais pu en mettre plus mais je voulais que l’album soit sincère et efficace. Et puis, c’était mes huit meilleures chansons! (Rires) Cet album, c’était comme confronter le Julian de 32 ans et celui de 15 ans. Au départ, c’était à propos de moi mais avec le recul, je me rends compte que ça pourrait parler à tout le monde.

À quoi ressemble le nouveau Julian ?
“C’est très bizarre. J’ai l’impression de mieux savoir ce que je fais, de le faire mieux en tout cas. Je suis un peu plus confiant musicalement, dans la façon dont je travaille ma créativité. Quand j’ai arrêté l’alcool, ça a été difficile. C’est quelque chose qui vous affecte longtemps. J’ai mis du temps à m’en remettre car j’avais perdu toute confiance en moi. Quand je suis arrivé à m’en passer, j’avais confiance en moi naturellement. Donc je pense que je suis devenu un peu plus sage.”

Maïlys Charlier

10:51 Publié dans Ardentes | Lien permanent | Commentaires (0)

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