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14/07/2010

Tété ou l’homme qui écrivait des chansons par hasard

Tété (4).jpgTété était en concert chez nous, vendredi passé, au festival LaSemo, où il a déchaîné les passions alors que la chaleur s’abattait sur les festivaliers. Le chanteur français, d'origine sénégalaise, vient de sortir son dernier album studio "Le premier clair de l’aube", qu’il a écrit en partant sur la route avec son carnet de notes et sa guitare.


Si vous êtes là aujourd’hui, c’est grâce à Keziah Jones…

Oui, c’est Keziah Jones qui m’a donné envie d’écrire des chansons. Avant de découvrir Keziah Jones, je reprenais essentiellement des morceaux que d’autres avaient écrit. Quand je l’ai découvert, il y a un truc que je trouvais génial dans sa démarche, c’était qu’il vivait des trucs, il osait se confronter à ses rêves, à ses fantasmes, et écrire des textes pour mettre au clair tout ça. Les mettre en musique et partir seul sur la route avec sa guitare. Je me suis identifié à lui et je me suis dit "si lui y arrive, pourquoi pas moi ?"


Vous avez Dylan, les Beatles, Queen, Hendrix comme influences, pourquoi ne pas faire un projet plus rock ?

Je suis assez attaché à la guitare acoustique. Après sur scène, le son est un peu plus rock. Pour moi, un album c’est le fruit de déterminations, de hasards et de rencontres. Je ne suis jamais rentré en studio en me disant "cet album-ci, il sera rock ‘n roll". J’aime bien avoir l’idée d’une chanson, certains traits et puis me laisser guider. Gratter ma guitare, trouver un rythme, fredonner dessus et puis sans faire exprès, tu te rends compte qu’à la fin de la journée, tu as écris une chanson. Six mois plus tard, tu as un album en mains.


Vous rempilez avec l’émission Tété ou Dédé ?

Oui, on vient de tourner l’épisode 1 de la saison 2 à Cuba, qui a déjà été diffusé sur France 5. Et là, on est occupé de tourner la suite. Dans cette émission, André Manoukian et moi allons visiter des villes, on va à la rencontre de musiciens. Aux Etats-Unis, on a rencontré Moby par exemple.


Comment s’est déroulé l’écriture du dernier album ?

Depuis quelques années, je tourne vraiment partout: en Angleterre, aux Etats-Unis, en Australie. J’y ai rencontré beaucoup de musiciens qui m’ont ouvert d’autres portes, qui m’ont encouragé à essayer d’autres choses. Et c’est comme ça que j’ai rencontré le producteur qui a enregistré l’album aux Etats-Unis. J’étais au cœur du folk-blues là bas donc j’ai encore plus creusé ce côté là dans mon univers musical.


Où puisez-vous la poésie de vos textes ?

C’est un peu par hasard aussi, comme la musique. J’ai un peu de mal à écrire sans me nourrir donc ce sont souvent mes lectures qui m’aident. Ces temps-ci, je lis beaucoup plus de poésie en effet. Il faut se dire que les sujets dont on veut parler dans nos chansons, ont déjà été abordés avant par d’autres personnes, il faut donc trouver une autre manière de les raconter. Et le fait de lire beaucoup, ça aide car les écrivains se servent des images, des émotions pour parler des choses. Et c'est ce que j'essaie de faire...

 

Maïlys Charlier

20:56 Publié dans LaSemo | Lien permanent | Commentaires (0)

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