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16/07/2010

22, v’là Dour de retour

pic.jpg13h30, hier : Supermazoo a ouvert le 22e  festival de Dour qui a démarré sous des auspices bien meilleurs que la veille quand les candidats campeurs avaient subi une drache assez monumentale. Heureusement, le site du festival n’en garde quasiment aucun stigmate. Assez rare pour être souligné car, parfois, quelques gouttes tombées précoces mettent plus de quatre jours à sécher dans des champs dévastés. Et comme à Dour, c’est parfois poussiéreux, le ciel peut être loué pour ses bienfaits.


Poussiéreuse, l’affiche de Dour ne l’est pas. Et pour cause, avec quasiment cinquante groupes en représentation hier, celle-ci est éclectique à souhait. Rock, reggae, pop, hip hop, etc: le festival porte bien son slogan (alternative music for music lovers). Hier déjà, on pourra souligner les prestations de Chapelier fou ou des régionaux que sont Lucy Lucy!, Showstar ou Piano Club. Avec cinq scènes sur six ouvertes ce premier jour, il est souvent difficile de savoir où donner de la tête, les oreilles pouvant hésiter entre découvertes et confirmations. Au rayon de celles-ci, Eiffel est parvenu à tirer son épingle du jeu. Sur la grande scène, le quatuor bordelais pouvait à tout moment mettre le souk, à tout moment faire décoller des festivaliers pas encore assommés par la chaleur (il faisait doux par rapport a Rock Werchter ou aux Ardentes) mais à qui il manquait peut-être encore une étincelle pour que le feu rugisse.

Get Well Soon, malgré la beauté de ses compositions, avait probablement un côté trop mélancolique ou trop introverti pour vraiment agiter ceux qui ne connaissaient pas vraiment les Berlinois. D’autant que le son n’était pas terrible. Wax Tailor, dans un Dance Hall qui a bien porté son nom, lui a fait bouger les festivaliers. Jean-Christophe Le Saoût, à la base de ce projet alliant rap et hip hop est parvenu à faire se dandiner une partie des festivaliers qui pouvaient également opter pour The Maccabees qui se produisaient sur The Last Arena, la scène principale. Malgré tout, nombreux étaient ceux qui avaient opté - déjà - pour une petite sieste sous les derniers rayons du soleil.

Et si on comprend que la plupart d’entre eux tenaient à se ménager avant l’apparition de Faith No More et de l’ombrageux Mike Patton, ils auraient quand même dû jeter une oreille du côté du jeune groupe anglais qui a, rapidement, réussi à se faire adopter. Avec des compositions dans l’air du temps, les cinq gaillards sont tout à fait en mesure d’honorer leur statut d’outsiders de la magistrale scène londonienne. Cela donne une idée de leurs capacités... 

Basile Vellut

11:08 Publié dans Dour | Lien permanent | Commentaires (1)

Commentaires

Si cet article était un met servi sur la plaine, ce serait un bon vieux pain boulette...

Écrit par : Wasilewski | 17/07/2010

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