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07/08/2010

Pierre Souchon, bien plus qu'un "fils de"

pierre.JPGS’il est venu en famille aux Francofolies de Spa le 23 juillet dernier, Pierre Souchon prouve avec ce deuxième opus, Piteur’s Friends, qu’il offre un univers bien à lui. Et son parcours de démontrer qu’être "fils de" n’ouvre pas toutes les portes. Si son premier album, Pareil jamais, était plutôt passé inaperçu, c’est loin d’être le cas pour Piteur’s Friends. Jeux de mots, humour décalé, poésie, douceur et émotion. Les neuf petites histoires de "Piteur" vous prendront par la main pour un joli voyage. Voyage que Pierre s’amuse à prolonger gaiement lors de ses concerts. Son dernier passage en Belgique, a laissé des traces au public spadois. Rendez-vous le 14 août au Parc de Bruxelles pour un deuxième round.


Vous avez commencé votre carrière solo à 32 ans, pourquoi si tard ?

C’est un peu les aléas de la vie. J’ai toujours conçu la musique de manière collective. J’étais dans des groupes le mercredi et le samedi quand on n’avait pas école avec Julien Voulzy, Matthieu Chedid, Mathieu Bogaerts. Des artistes qui ont maintenant pris une voie solo. J’ai fait ensuite un groupe avec Julien qui s’appelait les Cherche Midi, dans les années 90. Après deux albums, on s’est retrouvé seul pour faire des choses un peu plus personnelles. Mais ça ne m’empêche pas de laisser une grande porte ouverte. Peut-être que je refonderai un groupe plus tard.

 

Vous étiez en famille aux Francofolies de Spa?

Oui, le hasard a voulu que je fasse les Francofolies de Spa le même jour que mon père. C’est la première fois que ça nous arrivait donc ça nous a fait plaisir. C’était chouette de le voir accroupi derrière la scène pendant le concert. Apparemment il a bien aimé le concert mais je ne sais pas s’il est très objectif ! (rires)

 

Un duo avec votre père, Alain ?
Non parce qu’avec mon frère, on essaie de chacun se développer, de mettre en lumières nos projets avec nos propres moyens. Si on collabore trop ensemble, ça va empiéter sur nos projets personnels. Puis les gens pensent que si on est fils de chanteur, les choses sont plus faciles pour nous. Les gens s’imaginent que notre père nous fournit les chansons, le studio. Et ce n’est absolument pas le cas. Donc on évite aussi d’installer encore plus cette opinion là chez les gens.

 

Vous avez collaboré avec Sandrine Kiberlain, Patxi, Jane Birkin, c’est un besoin pour vous ?
Ce qui m’a fait plaisir c’est que certains artistes m’appellent en me disant j’ai bien aimé la chanson que tu as faite, tu voudrais bien en faire une pour moi. Je me sens flatté donc je dis oui d’avance. Pour le premier album, j’avais signé avec certaines personnes dans une maison de disques. Ces gens sont partis et je me suis senti seul, enfermé dans un contrat. Donc travailler pour les autres à ce moment là m’a permis de m’aérer la tête au lieu d’attendre, sans rien faire, que les choses changent. Du coup, c’était comme des voyages de travailler pour tous ces artistes. Les voyages ça inspire, et ça m’a inspiré pour faire un deuxième album et redémarcher dans une maison de disque. 

 

Comment expliquez-vous que votre deuxième album a beaucoup plus de succès que le premier ?

Je n’ai pas pu mettre mon premier album en lumières comme je le désirais. Je n’étais plus une priorité pour la maison de disque dans laquelle j’étais. Ce sont les problèmes que les artistes rencontrent quand les labels fusionnent et qu’on travaille avec des gens qui ne nous ont pas signés au départ. C’est bien la preuve qu’être le "fils de", ça ne fait pas le succès. Avoir un nom ne suffit pas pour avoir du succès. Ça rend les gens curieux mais ça s’arrête là.

 

Le deuxième album est fort différent du premier aussi…
Oui j’ai voulu me dévoiler plus. Je voulais montrer qui je suis, montrer que j’aime bien rire, faire rire. J’aime aussi être dans l’émotion. Mon album a été inspiré par le film "Peter’s friend", de Kenneth Branagh. Ce sont des amis qui se retrouvent. Au début, c’est rigolo, joyeux et puis ça finit d’une manière poignante. Je voulais qu’il y ait ça dans mon disque. Et pour me dévoiler, je voulais aussi parler des autres.

 

Sur scène aussi, vous mettez l’humour en avant…

Oui, j’essaie. J’aime bien échanger et montrer qui je suis. Quand on est sur scène, c’est difficile d’être soi car ce n’est pas une situation normale. Donc j’essaie d’être le plus moi-même possible. J’ai changé mon rapport à la scène avec cet album et aujourd’hui, je prends vraiment beaucoup de plaisir à être sur scène.

 

Maïlys Charlier

 

En concert le 14 août au Brussels Summer Festival

www.bsf.be

 

 

 

 

 

17:15 Publié dans BSF | Lien permanent | Commentaires (0)

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