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11/08/2010

Le projet ovni d'Arnaud Fleurent-Didier

afd.jpgIl aura fallu quatre albums au français Arnaud Fleurent-Didier pour rencontrer le succès. "France Culture", premier extrait de La Reproduction, tourne partout sur les ondes et la sortie de l’album en 2010 est remarquée. Après quelques passages chez nous aux Nuits Botanique, aux Ardentes, Arnaud Fleurent-Didier sera au Brussels Summer Festival ce 15 août prochain, Place du Musée.


Est-ce que vous avez cherché à innover avec cet album ou c’est venu naturellement ?
C’est une vraie discipline artistique la chanson française donc quelque part, on innove forcément. On cherche à faire quelque chose qui nous appartient. Pour "France Culture", on me parle souvent de poésie, de littérature mais l’idée c’est surtout de faire un album avec des contrastes. Sur La Reproduction, il y a des chansons classiques et d’autres qui le sont moins comme "France Culture", que j’ai créé comme un générique de l’album.

 

Vous dites faire de la chanson française mais le terme est vaste…

Dans son communiqué de presse, ma maison de disque dit que je fais le pont entre Phoenix et Vincent Delerme. Ce sont deux familles totalement différentes, qui ne se parlent pas en France. Alors que ce sont tous les deux mes amis. Et dans la fratrie des Phoenix, Air, Daft Punk, je suis le seul de la bande à écrire en français ! Mais ça ne nous empêche pas d’échanger des choses.

 

Quand vous avez présenté cet album pour la première fois au public, quelle a été sa réaction ?

C’était assez froid, c’était un peu flippant. Sur scène, on essaie de raconter une histoire, il y a des vidéos, au début, il y a un proverbe, toute une intro pour mettre le public dans une ambiance spéciale. C’est un petit peu ovni mais on essaie d’emmener les gens avec nous. J’aime bien être un peu scénographe et quand on présente le show, on est en plein doute évidemment. Et pour les premiers concerts, ça ne fonctionnait pas forcément au début. Le public est surpris mais au final, les gens viennent nous dire que c’est mieux sur scène que sur le disque.

 

C’est un projet que vous avez conçu seul ou à plusieurs ?

J’ai fait le disque seul, sans label, sans rien du tout. Et après, il a fallu monter un groupe pour les Francofolies de la Rochelle. Pour moi, c’était une autre aventure, comme refaire un disque. C’était amusant de revivre ça avec d’autres gens, leurs envies, leurs styles de jeu.

 

Quels sont vos sujets de prédilection ?

Je parle beaucoup de sexe. Dans La Reproduction, je fais un parallèle entre la vie sexuelle d’un jeune garçon et le début de sa conscience politique. J’aime parler de l’adulescence, le moment où il faut apprendre à être responsable, à aimer quelqu’un. Le passage à la trentaine ça m’a beaucoup inspiré. De voir nos parents qui vieillissent, nos amis qui se marient, qui ont des enfants. De se rendre compte que quand on fait l’amour, il y a une autre finalité. C’est tout ça que j’ai voulu évoquer dans le disque.

 

Maïlys Charlier

 

En concert le 15 août au Brussels Summer Festival

www.bsf.be

13:38 Publié dans BSF | Lien permanent | Commentaires (0)

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