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21/08/2010

Brian Molko passe à l’orange

brian.jpgJeudi, pendant une grande partie de la journée, Wayne Coyne, le leader charismatique des Flaming Lips, dans un relatif anonymat, n’a pas cessé de se mêler au public, d’arpenter les allées du Pukkelpop pour voir, et manifestement, apprécier un maximum de groupes. L’Américain, dont le groupe a été fondé en 1983, n’a rien d’un mec blasé car il n’a en rien perdu sa curiosité ou sa soif de découvrir. Une âme d’enfant, peut-être mais le gaillard s’inscrit dans une véritable démarche artistique dont l’authenticité et la sincérité semblent indéniables. Du reste, c’est avec ferveur que le public du Pukkelpop a répondu à son appel jeudi soir. Là, où divers groupes américains se complaisent à faire grimper sur scène des fans pour danser, chanter ou jouer de la guitare le temps d’un morceau, les Flaming Lips ont invité une poignée d’entre eux pendant l’heure et quart du concert.


Magie d’un casting réussi ? Quoi qu’il en soit, ces filles et garçons, parfois hallucinés d’être sur les côtés de la scène, n’ont fait que danser, sauter et se marrer durant un set haut en couleur. Au point qu’il a fallu pas mal de temps à la plupart d’entre eux pour reconnaître un drôle de petit bonhomme à lunettes et bonnet. Rendu plus anonyme dans la tenue orange fournie pas le groupe, Brian Molko, accompagné de son batteur, avait, alors que le dernier riff de Taste in Men résonnait encore sur la main stage, sauté dans un shuttle pour se rendre sur la scène du Marquee. Et pendant plus d’une heure, le chanteur de Placebo, extatique et enthousiaste, s’est amusé de toutes les facéties de Wayne Coyne.

S’il n’a pas assisté au parcours, après un accouchement virtuel psychédélique, de son alter ego d’Oklhaoma City qui se faisait rouler dans la foule dans sa bulle transparente, le chanteur luxo-anglais a répondu à toutes les demandes des Flaming Lips. Il faut faire le singe, le chat, le lion ou le homard : pas de soucis pour le leader de Placebo qui n’a pas arrêté de danser pendant un show que Mika n’aurait pas renié s’il avait mangé l’une ou l’autre pilule.

Le contraste était certain avec le concert donné par Placebo un tout petit peu plus tôt même s’il faut reconnaître que le trio londonien était dans un bon soir jeudi. Pourtant, le fait que le groupe était déjà sur la même scène l’année dernière avec le même Battle for the Sun dans les bagages laissait subodorer une certaine lassitude (d’autant que le groupe ne s’était pas fait rare en salle). Plus causant qu’à son habitude, ce francophile né à Bruxelles s’est souvenu de son interprétation de Teenage Angst en 1996 à Kiewit. Ou a justifié son côté bouddhiste avec The Never-Ending Why. Et si l’on ajoute à cela, pêle-mêle, la parfaite exécution d’Every You, Specials Needs, Meds, Song To Say Goodbye et les récents Ashtray Hearts, Breathe Underwater ou de Bright Lights , on se sera, s’il le fallait, réconcilié avec le groupe en live. Mais, peut-être aussi, que de voir Brian Molko si heureux et candide en orange, y aura été pour quelque chose.

B. Vt

10:00 Publié dans Pukkelpop | Lien permanent | Commentaires (0)

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