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21/08/2010

Yew, kilts et traditions

yew.jpgIls portent des kilts sur scène, pour marquer les traditions irlandaises, celtiques dont le groupe s'inspire. Yew vient de sortir son second album, "White Swan on Black Water", le groupe wallon présentera cet opus sur la scène du Brussels Summer Festival ce samedi dès 19h, Place du Musée.


D'où vient cette influence celtique?
Ca vient du violoniste qui aimait bien l'aspect musique celtique donc il nous a réunis et on a commencé à bosser autour du sujet. On ne voulait pas que ça soit trop poussiéreux non plus. Il fallait aussi quelque chose qui nous raccroche à nos influences donc on a gardé cet aspect rock. Et c'est devenu plus large que du rock celtique, on y mêle aussi rock progressif et ska.

Vous reprenez uniquement des morceaux traditionnels ou vous composez également les parties celtiques?
C'est une vraie difficulté de composer la partie celtique, la plupart du temps on inclut des morceaux traditionnels. La musique celtique c'est notre culture à tous, ce sont des thèmes qui existent depuis des années. C'est donc pas facile de composer des thèmes mais on arrive à s'en inspirer.

Le fil conducteur de l'album est Ophélie, de Shakespeare...
Ophélie c'est dans Hamlet de Shakespeare. Notre musique est composée essentiellement de rock progressif et de musiques traditionnelles. Pour moi, c'est une opposition dure à gérer, il fallait vraiment trouver une cohérence. On a voulu construire l'album en soulignant cette opposition. Donc une partie de l'album est vraiment rock et la deuxième partie est plus folk. A priori, les deux n'étaient pas forcément compatibles. Du coup, j'ai pensé à Ophélie qui vivait une contradiction beaucoup trop forte et qui est morte de l'amour qu'elle portait à un homme qui a tué son père.

L'album est donc en deux actes, comme au théâtre...
Oui, c'est comme une pièce de théâtre finalement. Il y a une introduction qui appelle à la première partie qui s'appelle Black Water, la partie très rock. Ensuite il y a une transition qui amène à White Sawn, la partie plus folk. Et puis, il y a un final qui reprend l'idée des deux parties.

Le premier album est passé assez inaperçu, comment expliquez-vous ça?
C'est dur aujourd'hui de sortir un album en Wallonie et qu'il ait une certaine visibilité. Aujourd'hui, il est facile d'enregistrer un album, c'est à la portée de tous les groupes. Et quand on n'a pas un appui professionnel ou médiatique sur le côté, c'est très dur de le vendre.

Quelle est la différence avec celui-ci?
Cet album-ci est beaucoup plus réfléchi, on a vraiment pris le temps de composer, de faire des arrangements. La faiblesse du premier album c'était qu'on voulait reproduire ce qu'on faisait en live. Sur le deuxième, on a pensé la conception de l'album différemment. On a oublié le live et on est rentré en studio.

Maïlys Charlier

12:04 Publié dans BSF | Lien permanent | Commentaires (0)

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