Blogs DHNET.BE
DHNET.BE | Créer un Blog | Avertir le modérateur

21/09/2010

Interpol va assurer la 1re partie

interpol.jpgQue ceux qui ne connaissent pas Interpol ne s’arrêtent pas au nom de l’album pour s’imaginer que le groupe new-yorkais n’en est qu’à son premier album. Ceux qui assureront pendant les deux soirées bruxelloises la première partie de U2 en sont à leur quatrième album malgré un titre éponyme qui sied généralement mieux aux groupes qui se lancent. Avec Turn on The Bright Lights (2002) et Antics (2004), Paul Banks et ses camarades ont occupé le devant d’une nouvelle scène américaine assez jubilatoire. Our Love To Admire, en 2007, refroidissait quelque peu les ardeurs. Mais pas celle de Paul Banks, l’affable chanteur du groupe.


“Je n’ai pas vraiment prêté attention au succès mitigé du troisième album”, estime-t-il. “J’aime celui-ci, je ne pense pas que nous l’ayons mal fait même si les gens l’ont peut-être mal compris. Les gens ont peut-être été influencés par les mauvaises critiques qu’ils ont lues. Ce n’est pas un disque facile d’accès. Je ne sais pas si nous avons perdu des fans, mais même si c’est le cas, qu’y puis-je ? Cela ne change pas ma façon de faire.”

Souvent, le grand public aime la musique simple. “Cela dépend aussi de qui écrit. Nous écrivons en groupe. Certains sont plus compliqués que d’autres au sein d’Interpol. Moi, j’écris une musique vraiment simple, et je suis conscient que les gens aiment la musique accessible. Cette fois-ci les chansons ont été écrites par Carlos (NdlR : avant qu’il ne quitte le groupe) et Daniel. J’y ai rajouté les voix. Et écris les paroles. Comme à chaque fois. Disons que les deux premiers albums ont été difficiles parce que je faisais quelque chose de nouveau. Cette fois ce fut dix fois plus facile. D’évidence, le fait d’acquérir de l’expérience n’est pas un vain mot pour moi. Mais je ne l’ai pas ressentie pour le troisième album. Je l’ai sentie pour celui-ci.”
Une expérience que le groupe devrait laisser transparaître sur le plateau du Heysel.
“J’aime ça. C’est excitant, c’est fou. Et si le public nous haïssait ? Mais nous sommes un groupe de rock. J’aime jouer devant un énorme public, j’aime jouer en plein jour.”
 
Une lumière du jour à laquelle il est apparu lors de sa relation avec l’ancien mannequin Helena Christensen. Une manière, quelque part, d’appréhender la vie que doit avoir Bono car, dans la presse people, Paul Banks est devenu quelqu’un, apparaissant en maillot de bain, lui qui nous avait habitués à ses sombres tenues de scène.
“Je ne jalouse en rien la vie de Bono. Mais je ne peux pas vraiment juger : mon expérience des paparazzi n’est pas identique. Moi, c’est ma copine qu’ils photographiaient. Ces mecs ne savaient même pas qui j’étais. Enfin, quelque part, avec leur ambition avouée depuis le début d’être le plus grand groupe du monde – Chris Martin et Coldplay, qui ont les mêmes revendications – Bono et Cie récoltent la monnaie de leur pièce. Nous, nous ne nous inscrivons pas dans la même démarche.
Même si celle-ci reste commerciale. “Je ne peux faire qu’encourager le téléchargement gratuit. Dans l’absolu, je n’ai pas besoin d’être payé mais cela coûte de l’argent de faire de la musique. Il y a toute une industrie autour. Un studio coûte 500 ou 600 euros minimum par jour. Si vous êtes un jeune groupe, votre maison de disque – la major que tout le monde hait – va vous donner du pognon pour enregistrer votre premier album, pour tourner. Et si cette maison de disque ne se fait pas d’argent pour faire ça, qui le fera ? Tout le monde sera baisé. Oui, nous nous faisons de l’argent, mais les gamins qui débutent, qui va les aider ?”
B. Vt

20:08 Publié dans Concerts | Lien permanent | Commentaires (1)

Commentaires

Vive interpol :-)

Écrit par : Tchat | 22/09/2010

Les commentaires sont fermés.