Blogs DHNET.BE
DHNET.BE | Créer un Blog | Avertir le modérateur

07/10/2010

Joy, pur et rare

joy.jpgMinimalisme et pureté sont les maîtres mots de Joy, le nouveau projet de Marc Huyghens, ancien leader de Venus. C’est en 2007 que commence les prémices de l’aventure Joy, quand Marc Huyghens décide d’arrêter Venus. Un an après, il contacte Françoise Vidick et Joy grandit. Quelques mois plus tard, Anja Naucler rejoint le duo et Joy peut enfin prendre forme. L’économie du jeu, un son épuré, des compositions minimalistes. Joy est un arrêt dans le temps, un voyage à faire seul avec pour unique compagne la musique.


 

Avez-vous quitté Venus dans l’optique de créer Joy ?

J’avais déjà un projet avec Françoise avant la fin de Venus. Entre-temps, j’ai voulu arrêter Venus car on rentrait trop dans la routine. Et si je fais ce métier, c’est pas pour être dans la routine, avoir des habitudes. La musique, c’est aussi fait pour prendre des risques donc j’ai pris le risque. J’ai quasi rien fait pendant un an, puis Françoise et moi avons rencontré Anja. On a joué tous les trois ensemble au local pendant une heure. Et c’était comme une évidence. On était prêt et c’était très simple par la suite.

 

Qu’est-ce que vous apporte Joy ?

Une grande autonomie. On fait tout nous-mêmes. Le label, le bookeur, ce sont toutes des petites structures. C’est plus confidentiel. Il n’y a pas de pressions au niveau des ventes de disque. C’est un gros changement, c’est beaucoup plus de boulot mais ça a aussi un côté plus cool. Tout est beaucoup plus simple. Le fait qu’on soit trois, c’est aussi un défi pour moi, d’aller chercher ce truc minimaliste. Avec les risques que ça comporte. Mais pour moi, c’est important d’arriver, à trois, à quelque chose de simple et de puissant. Ça m’incite aussi à travailler plus.

 

Joy c’est donc le nom d’un parfum…

Le contenu des textes est quand même assez noir. Du coup, ça me paraissait naturel d’appeler le groupe Joy. Le côté contradictoire déstabilise les gens. J’aimais aussi beaucoup l’histoire de Jean Patou, qui, en pleine crise boursière, décide de créer un parfum très difficile à fabriquer, qui coûte extrêmement cher. Un vrai produit de luxe. C’est un peu ça ici, on est en pleine crise et ça ne me fait pas peur d’avoir un projet en totale contradiction avec le schéma actuel de l’industrie du disque. Je suis conscient que le projet ne va pas plaire à tout le monde, c’est le jeu à payer quand on fait quelque chose de plus radical.

 

 

Maïlys Charlier
En concert le 8 octobre à la Rotonde du Botanique

18:49 Publié dans Belgique | Lien permanent | Commentaires (0)

Les commentaires sont fermés.