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25/10/2010

Cardioïd: “Un patchwork dérangeant”

Yodelice_Cardioid_Cover.jpgCardioïd, le deuxième album de Yodelice, commence avec Breathe in, un morceau composé juste après le premier album, qui nous plonge dans une espèce de transe très proche de Tree of life. Ensuite vient le single, More than meets the eye, qui rompt complètement avec le premier opus et nous annonce la couleur plus rock, le ton nettement plus énergie de ce deuxième album. Mais c’est Lady in black qui crée la première surprise avec ses accents pink floydiens. “Il y a des harmonies beaucoup plus froides qu’on ne retrouve pas sur le premier album et qui sont propres à des groupes anglais comme Pink Floyd. Des accords très majeurs, des mélodies de demi-tons. Je voulais faire un disque plus froid, avec un son très agressif”, explique Maxim.


C’est à nouveau Marianne Groves que l’on retrouve à l’écriture des textes, même si d’autres plumes féminines (Marie-Noelle Dana et Alice Dison) apportent leurs contributions avec More than meets the eye, Picture Perfect et My blood is burning. “Marianne a une plume foncièrement délicate, très européenne. Tandis que Marie-Noelle et Alice ont une écriture à l’américaine, beaucoup plus musicale avec des textes plus légers.”

L’autre surprise du disque est Experience, un titre composé dans l’esprit de l’opéra rock. “J’adorerais faire un opéra rock. Quand je réalise un disque, je pense souvent en termes de textures, d’images, de scènes de films. J’utilise les instruments par rapport à une espèce de carte postale que je me suis faite du morceau.”

Mixé par Dave Sardy (ingénieur du son pour Red Hot Chili Peppers, Coldwar Kids, LCD Soundsystem, NdlR), Cardioïd comporte des titres très pop-rock tels que My blood is burning ou Wake me up, mais aussi de belles ballades comme ce duo avec Marion Cotillard Five thousand nights ou encore Monkey’s revolution. “Un patchwork dérangeant” voulu par Maxim Nucci : “Je voulais ce résultat-là, donc je suis plutôt content. Ce que j’aime bien sur cet album, c’est que Yodelice a une sexualité. Il n’est pas asexué comme sur le premier.”

Un disque moins timide, carrément osé, qui dessine encore plus distinctement les traits de Yodelice, ce personnage mystérieux qui grandit au sein de Maxim Nucci.

Maïlys Charlier

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