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13/11/2010

James Blunt, un homme heureux

james.jpgSome kind of trouble est un des albums les plus attendus de cette fin d’année. Septembre 2010. Il fait encore beau à Paris, comme si l’été était bien décidé à ne pas s’en aller de sitôt. Dans les bureaux de Warner Music, aussi, il flotte comme un parfum de bonne humeur. Qui sait si les tout premiers morceaux de l’album de James Blunt, que l’on nous a invitée à écouter en exclusivité, n’y sont pas pour quelque chose…


Six fois trois minutes trente plus tard – à peu près –, on se sent pourtant frustré : on aurait aimé en entendre plus, histoire de confirmer la première impression : Some kind of trouble est décidément plus léger et plus fun que ses deux albums précédents. Quelques heures plus tard, à l’hôtel Costes (où à peine arrivée on croise Dany Boon, casquette vissée sur la tête), on aura tout le loisir de faire le point avec James Blunt et d’éclaircir avec lui quelques zones d’ombre forcément laissées par cette écoute incomplète (mais rattrapée depuis, évidemment). “Je n’ai pas encore tout à fait fini. Je suis en train de le mixer, à Los Angeles ”, explique-t-il. “Je suis venu pour quelques jours en France pour faire déjà un peu de promo, mais je suis en contact avec L.A. tout le temps pour préciser des choses. J’ai même enregistré un nouveau titre la semaine dernière et je suis bien décidé à le mettre sur l’album.”

N’empêche qu’à l’écoute, une fois de plus, on se dit que chaque titre pourrait faire un single… et un carton.
“Oh, merci, c’est super. Ce n’est jamais facile de choisir un morceau pour qu’il devienne un single. Pour être honnête, je me suis même rendu compte que j’étais très mauvais à cet exercice. Il y a une différence entre les chansons que j’aime vraiment et les morceaux qui sont les plus forts. Ce que j’ai retenu de mes deux premiers albums, c’est que je ne comprends pas très bien le fonctionnement des radios et qu’elles ne choisissent pas forcément mes titres préférés. Par exemple Stay the night, pour moi, c’est un titre très fun, sur lequel on peut s’éclater, en apprécier le son. Ça a quelque chose de très commercial, notamment dans le goût des Californiens. Cela en fait-il la meilleure chanson de l’album ? Je n’en suis pas sûr. Il doit y avoir de meilleurs choix de singles. Mais je laisse faire ma maison de disques : c’est leur métier. Le mien, c’est de faire le meilleur album possible, avec des titres dont je puisse être fier.”

Vous pensez qu’ils ont choisi celui-là parce qu’il est le plus surprenant ? Plus léger, plus fun…
“Ils ont choisi une direction… Une manière de montrer qu’il y a de l’optimisme dans mes chansons, un sens du fun et une sorte d’innocence, qui est assez rafraîchissante.”

C’est une manière, pour vous, de dire que vous n’êtes pas seulement ce que l’on pense de vous depuis deux albums. Que vous êtes ce type-là, mais aussi autre chose ?
“Tous ces choix sont faits par la maison de disques. Moi, j’ai toujours été quelqu’un d’heureux, de joyeux. Vous pouvez demander aux gens qui m’entourent : ils ne vous diront pas que je suis quelqu’un de triste et de solitaire. Le truc, c’est que jusqu’ici j’écrivais peut-être mes chansons seul dans ma chambre pendant que mes potes s’éclataient de leur côté. Cette fois, j’ai investi un studio où j’ai fait venir mes amis, où je les ai fait bosser, où j’ai pu sortir ma guitare électrique et vraiment m’éclater. Mais c’est toujours moi.”

Interview > I. M.

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