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17/11/2010

Robbie Williams, le cinquième sens

robbie.jpgTake That, le retour, quinze ans après : le cœur y est, l’envie et l’ambition aussi… Un papier à signer, le portable en lieu sûr, le dictaphone pareil : on n’entre pas dans la pièce où passe en boucle l’album des Take That comme dans un moulin. C’est que les petits gars de Manchester – et leur management – n’ont pas envie qu’avant même la sortie de Progress, l’album soit déjà disponible sur le Net. Du coup, la séance a quelque chose d’un peu religieux. Et le moins que l’on puisse écrire, c’est qu’on a bien les titres dans l’oreille quand on s’installe face à Robbie Williams et Mark Owen, quelques étages plus haut, dans la suite avec vue. Mais l’occasion est trop belle de revenir en arrière et d’évoquer avec eux leur rencontre, il y a vingt ans…


 

Je ne me souviens pas de tous de la même manière, mais ce dont je me souviens fort bien, c’est d’être allé à l’audition avec ma mère et lui dire, en arrivant sur place Maman, pitié, va-t’en. Tout va bien… Et puis, de l’autre côté de la rue, il y avait un mec avec sa mère, en train de lui dire Maman, pitié… C’était Mark et le courant est tout de suite passé entre nous. Je me souviens être descendu dans un local, il y avait un gars avec une petite mallette, avec des partitions dedans et je me suis demandé qui était ce gars : c’était Gary. Jason n’avait pas l’air d’être très à l’aise. Bref, je n’avais pas vraiment d’opinion des autres. En revanche, le management m’épouvantait. Ce qui est d’ailleurs toujours le cas. Mais ce ne sont que mes souvenirs. Quels sont les tiens, Mark ?”

C’est marrant, moi, je ne me souviens pas vraiment des gens individuellement, à part peut-être du training de Robbie. Je vois des silhouettes, mais pas des relations qu’on a pu avoir ce jour-là. Du reste, au final, je crois que nous n’étions plus que 6. On a dû attendre deux ou trois semaines avant d’avoir des nouvelles, je ne savais pas si je serai dans le groupe ou pas. Mon père prenait le téléphone et me disait C’est encore pour ton histoire de musique. Quand, enfin, le coup de fil attendu est arrivé, j’ai eu l’impression que j’étais dans Mission Impossible et que ce message allait s’autodétruire dans les trois minutes.

Quelle impression cela fait-il de penser qu’après toutes ces années, vous êtes sur le point de créer l’un des plus gros événements de l’année, en musique ?
Robbie : “C’est épatant. Totalement hallucinant. J’ai déjà, pendant ma carrière solo, donné beaucoup d’interviews dans cette suite. Et j’ai fumé beaucoup de cigarettes sur ce balcon. C’est la première fois que les gens des bâtiments d’en face sortent pour faire une photo, filmer, dire des trucs gentils ! Il y a quelque chose de très chaleureux dans l’accueil du public. C’est une belle histoire, il faut l’avouer, que la nôtre. Il y a de l’amitié, du pardon, de la rédemption. Mixée avec toutes les merdes que nous avons pu traverser. Si vous arrivez à coller un sourire sur le visage des gens, c’est que vous avez fait un beau boulot. Et puis, on est assez grands, aujourd’hui, pour partager ce bonheur avec le public. Tout en restant épatés par ce qui nous arrive. Nous venons d’un milieu très moyen – pour ne pas dire médiocre – nous n’avions pas, a priori, les atouts pour arriver là, nous ne sommes pas allés à l’université, nous n’avons aucune qualification. C’est assez épatant, tout ça. Mais la plus grosse pièce de tout ce puzzle, c’est notre amitié.”

 

Vous semblez très touché par tout ça.…
Je suis incroyablement touché. Mes parents, Gary Martin-Smith et les membres de Take That m’ont fait tel que je suis. Si on peut faire plaisir à quelques fans ici, en Grande-Bretagne et qui sait à quelques autres de par le monde, oui, j’en suis très heureux et très touché. J’ai été naze, fainéant, le monde n’avait plus beaucoup de sens pour moi. Il en a aujourd’hui.”

Interview >  I.M.

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