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24/11/2010

Gaga, Monster de scène

gaga.jpgEn concert chez nous lundi et mardi, Lady Gaga a mis la barre très, très haut... À constater l’hystérique impatience qui régnait au sein du Sportpaleis d’Anvers ces lundi et mardi soir, on aurait cru que la foule massive (mères, ados, gays, copies blond platine,…) attendait son messie. Son Idole … avec un grand I car, oui, après deux heures de spectacle, on peut vous garantir qu’elle est unique cette Lady Gaga ! Comme si quelqu’un avait toujours manqué dans l’univers de la pop music.


Idées de liberté, d’égalité, mais aussi un sens inné – impressionnant pour une jeune artiste d’à peine 24 ans ! – de la créativité, de l’artistiquement différent, du No limit égrèneront un show pas tellement à l’américaine. Avec son Monster Ball Tour, la native de New York – cette fois aux cheveux couleur pickles – a su éviter les pièges d’un concert gigantesque mais formaté. En réussissant – exercice ô combien difficile au vu de ses précédentes apparitions provoc – à encore étonner.

On croyait avoir tout vu dès les premières notes de Dance in the Dark (derrière un immense rideau transparent), et pourtant…
Une flopée de tubes , une déferlante de tenues époustouflantes et immettables, et le tour est presque joué. Ce serait le cas pour beaucoup de chanteuses de sa génération.

 

Mais Lady Gaga, en véritable Monster de la scène, possède un talent trop rare aujourd’hui. Outre l’inventivité de chaque tableau (souvent allégorique), allant de la zone sexy désaffectée à la “partie sombre de Central Park”, elle peut s’appuyer sur son grand talent de musicienne.
À la guitare géante ou au piano – d ont elle joue en sous-vêtements ou avec son talon ! –, la Lady est First en la matière… s urtout quand elle entonne des ballades telles Speechless ou You and I (extrait de son prochain album Born this Way, qui laisse présager le meilleur) . “Au prix où vous payez vos places, je veux vous prouver que je ne fais pas du play-back !” On la croit.

 

Cette sensible machine de guerre rend gaga parce que aussi délurée soit-elle – couverte de faux sang sur Show me your Teeth ou ange volant sur So Happy I Could Die –, Lady semble (encore ?) avoir les pieds sur terre. Prônant le discours selon lequel “on est tous des superstars” et “il faut laisser ses inhibitions au vestiaire et s’accepter tel quel”, elle touche (presque) toutes les minorités. Tel un porte-parole mondial, elle aime – étonnant pour une Américaine – interrompre son show pour interpeller son public sur des questions d’actu et ramasser çà et là les souvenirs (Pierre se souviendra longtemps de son tee-shirt que la Lady portera le temps d’une chanson) balancés sur scène par un public en pâmoison.

 

Vingt minutes avant la fin du show, on savait qu’il manquait deux des plus grands hits : Poker Face et Bad Romance. Enfin servis, on était loin d’imaginer à quel point la voix et l’énergie de la superstar pouvaient encore faire des merveilles, après deux heures époustouflantes.
Une chose est sûre : même un brin dévêtue (et on a vu pis…), Lady Gaga rhabille toutes ses concurrentes (et concurrents) pour cet hiver. Et ceux à venir…

 

Charlotte Vanbever

17:26 Publié dans Concerts | Lien permanent | Commentaires (0)

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