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06/12/2010

Une affaire de liens filiaux

aubert.jpgPour la première fois, le chanteur a travaillé avec son fils. Étrange télescopage du destin, tandis que Jean-Louis Aubert passait de longues heures à accompagner son papa dans son dernier voyage, en silence, “parce qu’avec son vieux, c’est toujours un peu difficile de se dire les choses, pour nous, les garçons”, il avait, aussi et pour la première fois, décidé de travailler avec son fils pour illustrer le livre de son nouvel album.


Tout était d’ailleurs fin prêt dans le studio où ils avaient décidé de tirer le portrait de l’aîné, qui s’attendait une longue séance de pause, exercice qu’il ne goûte que très moyennement. “Et puis finalement, pas du tout”, sourit-il. “Je pense que le premier cliché qu’il a fait de moi a été le bon”.
Le visage à moitié dans l’ombre, l’autre partie à peine éclairé, comme à la lueur d’une bougie, Roc Eclair fait penser à ces toiles de Rembrandt, passé maître dans l’art du clair-obscur.

Une comparaison qui lui va fort bien… “Ça colle parfaitement avec le titre et avec ce qu’il y a derrière : la mort, le côté sombre et pourtant, l’éclaircie, la lumière. Et puis, le rock… Oui, c’est du rock, mais c’est assez calme quand même, tout ça…”
L’âge venant – 55 ans depuis le mois d’avril – Aubert se serait-il assagi ? Allez savoir. N’empêche qu’il se cabre (un peu) moins lorsqu’il s’agit d’évoquer l’hypothétique reformation de Téléphone.

Précisant toutefois que parler de cela encore et encore a quelque chose de fatiguant et qu’il a envie de paix. Parce que ça renvoie à “l’ambiance douloureuse de la fin du groupe”.
Ces derniers temps, toutefois, Louis Bertignac et lui ont passé “des moments très amicaux”. De là à imager qu’ils pourraient repartir en tournée, il y a un sacré pas…

I.M.

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