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17/01/2011

Le metal qui vient de l’Est

metal.jpgEktomorf, le groupe hongrois, s’affirme au travers de Redemption son 9e album studio. Souvent comparé, à juste titre, à Sepultura ou à Soulfly, Ektomorf est, enfin, parvenu à se forger sa propre identité grâce à son leader Zoltan Farkas. Le guitariste-chanteur du groupe s’en explique.


Zoltan, parle-nous de Redemption, le nouvel album de ton groupe…
“Je pense que je ne m’étais jamais autant investi et impliqué dans la création d’un album. Sa composition coïncide avec une période assez difficile de mon existence. En effet, après quatre longues années vécues en Allemagne, j’ai été obligé de revenir en Hongrie pour des raisons que je n’ai pas envie d’évoquer. Néanmoins, je peux te dire que cette décision fut difficile à prendre et que je l’ai prise à contrecœur. C’est sans doute la raison pour laquelle cet album est, sans aucun doute, le plus sombre et le plus profond de la discographie d’Ektomorf.”

Plutôt que d’une demande de pardon, cet album semble plus proche de la révolte…
“En effet. Les choses n’ont guère évolué ces derniers temps. Après quatre années passées à l’étranger, j’ai retrouvé les mêmes merdes qu’auparavant. J’ai même l’impression que la situation s’empire et que la discrimination est de plus en plus forte dans mon pays…”

Tu as toujours tout géré dans Ektomorf. Comment réagissent les autres musiciens ?
“Tu sais Ektomorf, c’est mon bébé. La création de toute ma vie et je veillerai, tant que je le peux à son bien-être. Pour te donner un exemple concret, j’ai été récemment confronté à un gros problème avec mon guitariste. Nous devions assurer la promo internationale de
Redemption à Berlin où nous avions programmé un set acoustique pour présenter nos nouveaux morceaux à la presse. Il a d’abord raté son avion et est arrivé en retard. Il était tellement défoncé qu’il ne connaissait plus notre setlist, ni même les accords à jouer. C’est pathétique. Je ne peux pas accepter que l’on mette ainsi la vie du groupe en péril. La drogue est le fléau le plus destructeur de notre société. Et le pire, c’est que j’ai l’impression que tout le monde s’en fout…”

Revenons-en à la musique. Danko Jones joue sur le titre The One. Comment expliques-tu cette rencontre entre deux styles totalement différents ?
“Danko est un véritable artiste. C’est un passionné de musique. Comme moi, il vit à travers de son art. Et même si sa musique n’est pas celle que j’écoute habituellement, j’ai le plus profond des respects pour l’homme et son œuvre. Un jour, il a assisté à notre concert dans un festival où nous partagions la même affiche. Il m’a dit qu’il avait beaucoup apprécié notre musique. Nous nous sommes liés d’amitié et je lui ai demandé s’il serait tenté de jouer sur un de nos albums. Il s’est montré très enthousiaste. Je lui ai envoyé quelques riffs et il m’a immédiatement renvoyé sa partie avec sa guitare, sa voix. Je n’ai rien modifié…”

Tu as, à nouveau, travaillé avec Tue Madsen (Moonspell, Dark Tranquillity…) pour la production…
“C’est plus qu’un collaborateur. C’est un véritable ami. En plus, il est musicien et joue de la guitare comme moi. Nous n’avons pas besoin de beaucoup de mots pour nous comprendre. Je suis fier de pouvoir le compter parmi mes amis car c’est le meilleur producteur metal que je connaisse. C’est lui qui a trouvé le son d’Ektomorf et je lui serai éternellement reconnaissant.”

Interview > Fred Lerouge

Ektomorf, Redemption (Rock Inc.)

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