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02/02/2011

La positive attitude de The Script

script.jpgSi, à l’écoute, la musique de The Script nous semble venir des Etats-Unis, le trio vient bien de Dublin, en Irlande. Emigré quelques années aux Etats-Unis, les deux amis d’enfance que sont Danny et Mark reviennent rapidement au pays et recrutent Glen pour former The Script. Leur premier opus éponyme leur permet de faire les premières parties de Paul McCartney et U2. Et oui, rien que ça ! Ce soir, ils sont la tête d’affiche de l’Ancienne Belgique pour présenter au public belge leur deuxième album : Science & Faith. Leur guitariste, Mark, nous a reçus pour quelques questions.


Il y a pas mal d’histoires de cœur brisé sur cet album…

Avec Danny, on se réunit souvent pour parler de nos problèmes ou de la vie en général. Souvent on a un point de vue différent sur les choses. On écrit donc avec deux angles différents tout en restant le plus honnête et le plus vrai possible sinon les gens n’y croient pas. Et si on parle de choses les plus noires de nos vies c’est parce que les gens ne sont pas intéressés par des choses joyeuses, ce qui les intéresse c’est les merdes qui nous arrivent.

 

Est-ce que votre attitude ultra positive vient de vos origines irlandaises ?

Ça vient surtout d’une bataille qu’on livre depuis notre enfance. J’ai passé énormément de temps à essayer d’être vraiment bon dans ce que je faisais, de sans cesse me tirer vers le haut. Cette attitude positive vient du fait qu’on a atteint l’objectif qu’on s’était fixé, ce qui nous renforce. Et plus tu agis comme ça, plus tu te rends compte que la vie est plus facile quand tu es positif.

 

Paul McCartney vous a demandé de faire sa première partie. Comment s’est passé la rencontre ?

C’était vraiment intéressant. Surtout de savoir qu’on allait le rencontrer, c’était un truc énorme pour nous, c’est quand même Paul McCartney. Il est arrivé dans nos loges tout seul, sans manager, sans sécurité. Et cette conversation avait un côté totalement surréaliste, j’arrêtais pas de me dire "tu parles à Paul McCartney" et quand il nous racontait des histoires sur son groupe, j’arrêtais pas de me dire "ok il parle des Beatles là". C’était vraiment quelque chose de très important pour nous qu’un homme comme lui nous choisisse en première partie.

 

Vous a-t-il donné des conseils ?

Oui et ça nous a beaucoup aidé. Nous étions très inquiets sur le fait de passer d’un public de 60 personnes à un public de 60 000 personnes. C’est un changement massif. Pour garder une certaine humanité, il nous a conseillé de raconter l’histoire de nos chansons au public. L’exemple qui nous a le plus frappé c’est quand il raconte l’histoire de la chanson Here Today, où il s’est imaginé tomber sur John Lennon dans les rues de New York. Ce qu’il nous a dit c’est qu’il faut laisser les gens entrer dans le spectacle, on ne peut pas atteindre tout le monde en étant juste là sur scène, il faut venir chercher le public, surtout celui qui est loin dans les balcons.

 

Quelle est la signification de la pochette de Science & Faith?

Les deux mains sont celles d’un homme et d’une femme qui sont dans une relation avec ses conflits et personne ne gagne. C’est ça le message en fait : c’est une bataille mais il n’y a jamais de vainqueur. Ce qui fait le parallèle avec le titre Science & faith.

 

Le titre For the first time parle de la récession en Irlande…

Je ne la classerai pas comme une chanson sur la récession. C’est une chanson sur nos amis touchés par la récession. Nous sommes partis deux ans en tournée et quand nous sommes rentrés en Irlande, on ne voulait qu’une chose c’est retrouver nos amis et leur parler de Paul McCartney et U2. Et quand nous les avons revus, certains avaient perdus leur travail, leur maison, leur femme. C’était un choc pour nous de voir que la récession avait autant touché l’Irlande et que nos amis avaient de si gros problèmes d’argent. Et malgré tout ça, ils arrivaient à garder le sourire et faire la fête avec nous toute la nuit. Aujourd’hui, les gens la chantent dans la rue, c’est devenu une chanson sur la récession…malgré nous.

 

Vous venez du R ‘n B au départ…

Oui j’écoutais beaucoup de R ‘n B étant jeune. Nous sommes allé aux Etats-Unis étudier cette culture musicale là. La naissance du R ‘n B vient du blues. Et c’est là qu’on va puiser certaines choses pour notre musique. C’est plutôt agréable d’être dans un groupe avec lequel tu peux jouer avec les styles. Surtout sur scène.

 

C’est vrai qu’on vous compare sans cesse à U2 ?

Tout le temps. C’est facile comme comparaison mais nous n’avons rien en commun avec eux à part l’origine irlandaise. Si nous avions juste un quart de leur succès, ce serait vraiment super ! (Rires). C’est très sympa de nous comparer au plus gros groupe du monde mais on est loin de leur ressembler…

 

Maïlys Charlier

 

Commentaires

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Écrit par : trouver maxosize | 08/10/2014

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