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08/03/2011

June & Lula prônent le minimalisme

june & lula 41 (c) Claudine Doury.jpgA peine âgées de 20 ans que Céline et Tressy ont déjà un album à leur actif. Sous le pseudonyme de June & Lula, le duo enregistre Sixteen time à l’ICP. C’est donc à Bruxelles qu’est né le premier opus de folk américaine des deux jeunes Françaises. L’une a suivi des études en musicologie, l’autre s’est plongée dans le chant. Elles seront en concert chez nous le 8 mars au Théâtre 140 pour la soirée "Elles en scène" avec Claudine Muno et Sophie Galet.


Vous vous êtes rencontrées il y a peu de temps…

Oui quand on avait 18 ans. Nous étions dans le même groupe de rock. En apprenant à se connaître, on s’est rendu compte qu’on avait toutes les deux la même envie de revenir vers une musique plus épurée, d’effectuer un vrai retour aux sources. On a quitté le groupe et on a formé June & Lula.

 

Comment êtes vous venue à la musique folk ?

En découvrant du blues des années 30 et 40. En écoutant ça, on a su qu’on voulait faire une musique très simple inspirée de ce style là. Il se trouve que le résultat est plutôt folk mais la folk à proprement parler ne fait pas partie de nos influences.

 

Sixteen time…pour souligner votre adolescence pas si lointaine ?

Ça ne fait pas du tout référence aux seize ans, on n’y avait pas du tout pensé en fait. C’est le titre d’un morceau de l’album qui fait référence aux coups des cloches à 16h. Cette chanson était la dernière composée pour l’album du coup on l’a appelé comme ça car la chanson marquait le point final de notre travail.

 

Comment retranscrivez-vous l’univers de l’album sur scène ?

Complètement épuré. Deux guitares, deux voix. On se débrouille comme ça. Il n’y a même pas de percussions. C’est vraiment le but depuis le début, de ne rien ajouter. On joue beaucoup sur les voix avec la guitare comme accompagnante. Le concert est construit autour de nos voix et des jeux qu’il peut y avoir entre nous deux. On se regarde beaucoup, on se raconte des histoires.

 

Un bassiste est venu vous rejoindre pourtant…

On aimerait bien construire de nouvelles choses avec ce nouvel arrivant. Quand on rajoute quelque chose, il faut que ça amène quelque chose d’intéressant.

 

De quoi parlez-vous dans vos histoires ?

Chaque fois qu’on écrit un morceau, on commence par inventer un personnage à qui il va arriver une histoire. Les morceaux tournent beaucoup autour de la femme que ça traite d’homosexualité ou de la maltraitance. On aime parler de ce genre de choses sur un ton léger et sarcastique. Ce ne sont pas des chansons à messages, qui dictent une conduite mais plutôt des sujets que l’on tourne en dérision. Ce sont des textes très détachés de nous.

 

Donc My Girl n’est pas un message d’amour l’un envers l’autre ?

Non, pas du tout. A la fin de la chanson, on se rend compte que c’est un message d’amour du personnage envers lui-même. Ça commence comme une chanson qui va traiter de l’homosexualité mais en fait pas du tout, plus on avance dans la chanson, plus on se rend compte que le personnage est narcissique.

 

Maïlys Charlier

www.theatre140.be

02 733 97 08

08:48 Publié dans Concerts | Lien permanent | Commentaires (0)

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