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15/03/2011

Ce quelqu’un d’autre qui fait Lucy Lucy !

lucy.jpgSomeone Else , leur premier album, est enfin sorti. C’est en 2009 que Lucy Lucy ! apparaît dans le paysage musical belge. Anciennement connu sous le nom des Vagabonds, les cinq musiciens sortent un EP , The Morning can wait, qui devient rapidement numéro un. S’ensuit une tournée qui les emmènera à Paris, au Printemps de Bourges, à Dour, aux Ardentes et aux Nuits Botanique. Une année 2010 bien remplie pour les jeunes membres de Lucy Lucy ! Ce qui retarde la sortie de leur premier opus. Rencontre avec Aurélio Mattern (voix, guitare) et François De Moffarts (guitare, voix).


Qui est Someone Else ?
Aurélio : “Depuis notre changement de nom, il y a eu une forte évolution. Avec cet album, on comprend vraiment le sens de Lucy Lucy ! C’est un vrai groupe, un projet commun. Someone Else traduit cette idée de groupe, le fait qu’ensemble on arrive à créer quelque chose de plus.”

Qui est représenté sur la pochette ?
Aurélio : “Ce sont les cheveux de l’un, les sourcils d’un autre,…les caractéristiques de chacun qui forment une seule personne. Someone Else, c’est nous !”
François : “On a envie de montrer que Lucy Lucy ! est un vrai groupe et plus un duo.”

Vous avez préparé cet album à la campagne comme pour l’EP ?
François : “On a toujours cette façon de faire, d’aller s’enfermer quelque part, s’isoler pour composer.”

Mais l’enregistrement s’est fait à Bruxelles. Comment s’est passé l’enregistrement avec Jeremy Ferguson ?
Aurélio : “On l’a découvert à travers les albums de Turbo Fruits et Be Your Own Pet. On aimait beaucoup la production de ces albums. On avait envie de se diriger vers des trucs un peu plus rock tout en assumant et en gardant notre côté folk acoustique. On lui a envoyé un mail à tout hasard. Et il a répondu par la positive. C’était une bonne surprise. Humainement, c’était la personne qu’il nous fallait.”

Pour l’EP, Fabrice Detry (The Tellers, Austin Lace, Hallo Kosmo,…) vous recadrait beaucoup. Est-ce que Jeremy Ferguson a joué ce rôle ?
François : “Jeremy fonctionnait différemment. Il nous a permis d’avoir davantage confiance en nous.”
Aurélio : “Sa manière de travailler nous a déstabilisés au début car Fabrice nous canalisait, nous donnait des directions à prendre. La première semaine, Jeremy ne nous a pas dit grand-chose; il nous laissait tout gérer. On n’avait pas l’habitude de travailler comme ça donc on était un peu perdu. Au bout de quatre, cinq jours, on a eu un déclic. Et c’est ce qu’il voulait : qu’on devienne autonome par rapport à notre créativité.”

Vous avez grandi donc…
François : “Oui, c’est un album plus mature. Plus assumé en tout cas. Avant, on avait besoin que quelqu’un nous dise si on était sur la bonne voie. Maintenant, on assume nos choix. On va un peu plus au fond des choses.”

Aurélio, sur Rainbow, c’est votre petite sœur qui chante ?
Aurélio : “Comme Bottom first sur l’EP. On a fait appel à ma sœur Maria-Laetitia car c’était un morceau où on avait besoin d’une voix féminine. Quand je l’ai composé, je lui ai demandé de venir poser sa voix sur la maquette. Une fois que c’était fait, je ne me voyais pas demander à quelqu’un d’autre…”

Sur certains morceaux vous parlez de problèmes qui ne vous concernent pas encore : l’horloge qui tourne, le moment de se poser, d’avoir des enfants,… D’où ça vous vient ?
Aurélio : “Il n’y a pas d’âge pour avoir peur du futur. Dans Clock on parle de quelqu’un qui vieillit et devient gros. On invente des personnages pour nous aider à transcrire nos émotions.”

Quelle est l’histoire d’Amélie ?
Aurélio : “On utilise de nouveau une image pour expliquer les changements d’une étape à une autre. De l’enfance à l’adolescence puis de l’adolescence à l’âge adulte. Ça parle de toutes les craintes que l’on peut avoir face à des nouveautés. Il y a plein d’émotions qui se mélangent : la crainte, la culpabilité,…”

Vous voulez aller jusqu’où avec cet album ?
François : “On voit les choses au jour le jour. Les projets s’enchaînent les uns après les autres et on essaie de les vivre à fond. On espère voyager avec cet album, le sortir ailleurs qu’en Belgique.”
Aurélio : “On voudrait aller en Flandre tout simplement… La frontière linguistique nous a restreint à la Wallonie et Bruxelles. On voudrait favoriser les échanges linguistiques : reprendre un morceau d’un groupe flamand sur scène et pourquoi pas le jouer avec lui. On veut montrer au public qu’on s’en fout de cette frontière linguistique et qu’il y a moyen de surmonter la frontière politique.”

Interview > Maïlys Charlier

Someone Else, Lucy Lucy ! (Pias)

21:23 Publié dans Belgique | Lien permanent | Commentaires (0)

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