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15/03/2011

Enigmatique Bony King

bony.jpgQuand on demande à Bram Vanparys d’expliquer sa musique, le chanteur de The Bony King of Nowhere vous répond, à la manière de Johnny Cash, que “ça lui vient comme ça”. Incapable de raconter de quoi parlent ses chansons, le chanteur fonctionne à l’instinct, ne se penchant sur la signification de ses morceaux que bien des mois plus tard. Vous ne saurez donc pas qui est “Eleonore”, mystérieuse inconnue qui rythme le deuxième opus du jeune chanteur originaire de Gand. Après le succès d’“Alas My Love” en 2009, The Bony King of Nowhere présentera son “Eleonore” le 16 mars à l’Ancienne Belgique, prélude aux Nuits Botanique du 13 mai prochain.


“The Bony King of Nowhere”, c’est un groupe ou un projet solo ?
Bony King sera toujours un projet solo. Je suis la seule personne qui écrit et compose toutes les chansons. Les gens pensent que Bony King est un groupe mais c’est juste un projet solo que je partage sur scène avec des amis. Ça ne veut pas dire pour autant que c’est quelque chose d’égoïste…

Pour cet album, vous avez de nouveau travaillé avec Koen Gisen (An Pierlé) ?
La collaboration s’était tellement bien passée pour le premier album que je voulais retravailler avec lui pour celui-ci. A la différence que pour le premier, il était producteur et directeur artistique. Il s’était occupé de tous les arrangements, de me pousser dans certaines directions. C’était un album créé en duo finalement. Ici, je savais ce que je voulais, toutes les chansons étaient finies. Les arrangements aussi. Donc pour celui-ci, sa tâche en tant que producteur était de créer une atmosphère, de trouver la bonne énergie.

Contrairement au précédent, d’autres musiciens sont venus jouer sur ce disque…
Oui, je ne voulais pas jouer tous les instruments moi-même. Je trouvais important que mon groupe vienne jouer en live les morceaux. Qu’on puisse ressentir cette atmosphère de concert, qu’on capte une certaine énergie.

Comment s’est passée la collaboration avec Bouli Lanners pour “Les Géants” ?
Faire la musique du film de Bouli n’était pas très différent de mon travail habituel. J’ai composé quelques morceaux et la chance a fait que Bouli a tout de suite beaucoup aimé. Mais s’il avait voulu que ça sonne autrement, je ne l’aurais certainement pas fait. Je suis incapable de faire un morceau différemment si on me le demande.

Sur cet album, il y a une adaptation d’un poème…
C’est une adaptation du poème “Het Huwelijk”(“Le Mariage”) de Willem Elsschot, un poète anversois. C’est un poème sur un homme et une femme par rapport au mariage. C’est quelque chose de très simple mais très beau. Du même niveau que ce que Leonard Cohen peut écrire. Très épuré et très direct en même temps.

De quoi parle votre single “Going Home” ?
J’ignore la signification de cette chanson. Mais ce n’est pas vraiment une surprise ! (Sourires). J’ai mis plus d’un an et demi à découvrir le sens de certains morceaux du premier album. Quand j’écris, les mots sortent en cinq minutes. C’est quelque chose d’inconscient. Je ne sais jamais vraiment de quoi ça parle. Ma grand-mère est très malade depuis peu. L’autre soir, j’ai chanté “Going Home” sur scène et j’ai pensé à elle. Donc peut-être que j’ai écrit cette
chanson pour elle. On verra…

M.C.

21:16 Publié dans Belgique | Lien permanent | Commentaires (0)

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