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21/04/2011

Ours a mis quatre ans à trouver sa moitié…

ours.jpgCharles Souchon a donné le ton en Mi. Très logiquement, voici El, second album d'un Ours pas si mal léché. À l’heure où certains grizzlis s’éveillent à peine d’une longue hibernation, il est un Ours, doux comme un teddy bear, qui lui, n’a pas dormi tout l’hiver. La preuve avec un album, étrangement intitulé El, qui sort ces jours-ci. Étrangement ? Pas tant que ça si l’on a suivi les premières aventures du charmant garçon, qui, voici quatre ans, nous avait sorti un premier album en mi intitulé Mi. Accolez-lui El et vous obtenez donc le nectar dont se délecte l’animal que nous tenons au bout du fil…


Maintenant, je n’ai pas mis quatre ans à composer cet album, mais un seulement. L’enregistrement, lui aussi, m’a pris un an parce que je travaillais avec quelqu’un qui avait beaucoup d’autres choses à faire par ailleurs et qu’il m’a fait un peu attendre. Sinon, en quatre ans, j’ai aussi composé des musiques pour des pièces de théâtre – cinq en tout –, j’ai bossé pour d’autres gens, j’ai tourné pendant deux ans.

Miel, Ours… vous allez continuer de décliner l’idée ou vous allez passer à autre chose ?
“Ben, je suis un peu emmerdé, maintenant… Il va falloir que j’assume. À moins que je change carrément et que je décide d’entrer dans ma période zèbre ! (rires) Non, mais ça me permet d’avoir du recul, de prendre tout ça avec amusement. Tout ça est un peu pour rire… Les chansons, on les fait sérieusement, mais par contre, tout ce qui est représentation, photos, ne prend un sens que si je m’amuse.”

C’est difficile, pour vous, de résister au bon mot, au jeu de mot même s’il est un peu pourri ?
“Ah non, pas du tout. Je n’aime pas du tout les calembours, les jeux de mots un peu démonstratifs. Là, j’en ai fait un sur l’album qui partait d’un très mauvais jeu de mot qui est Chaud, t’as la cote, pourquoi t’as les chocottes. Mais ça allait avec la musique, je l’ai jouée sur scène et les gens l’ont bien aimée. Donc, voilà, je l’ai enregistrée en assumant à fond. Par contre, ce que j’aime bien, c’est prendre un mot qui claque, qui sonne, qui m’intéresse. Les titres de mes chansons, c’est Vélo, Miel, Nœuds, Silex, Balancer…”

On peut lire vos textes comme de petites poésies : c’est beaucoup de travail ?
“Ça dépend : il y en a qui viennent assez vite, qu’on sort comme ça et sur lesquels on retravaille ensuite. Et puis d’autres sur lesquels on travaille, on se creuse plus la tête. Je sais simplement que je vais plus vite qu’avant, parce que je sais ce que je n’aime pas.”

Et vous savez si vous partez sur une mauvaise piste ?
“Ça non ! Parfois je m’emballe, je pars, je m’égare. Mais très vite, je réfléchis et je prends du recul…”

 

Dans le livret, avant chaque chanson, vous précisez où elle a été écrite. C’est donc à ce point important ?
“Ouais. Les chansons sont des humeurs et c’est fou de constater à quel point c’est influencé par le décor, les saisons. L’été, on rentre dans un truc – c’est un cliché peut-être – solaire. L’hiver, c’est plus coton. La ville, il y a une urgence qu’on n’a pas quand on est au bord de la mer. Et moi, je trouve ça très intéressant, parce que ça me donne envie d’aller composer dans d’autres villes, d’autres lieux, d’autres natures aussi.”

Interview > Isabelle Monnart

 

Ours, El, EMI

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