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07/05/2011

Duo de charme aux Nuits Bota

NB mark maggiori.jpgOh My God Cocoon sera en concert au Cirque Royal le 13 mai prochain dans le cadre des Nuits Botanique. C’est une petite blonde craquante. C’est un grand brun ténébreux. A deux, ils forment le duo français Cocoon. Un duo de charme qui enchaîne les succès. Après le disque de platine pour My Friend All Died in A Plane Crash, Cocoon revient avec le magnifique Where The Oceans End dont le nouveau single Oh My God résonne déjà sur toutes les ondes. Un disque où la métaphore règne en maître : la baleine Yum Yum mangeuse d’angoisses emmène Mark et Morgane en voyage vers le pays des adultes. Une histoire aux premiers abords innocents qui cachent de bien sombres textes. La belle Morgane nous l’explique en détails.


Qu’est-ce qui vous a inspiré?

Ce deuxième album est le bilan de ce qu’on a vécu les trois dernières années avec My Friend All Died in A Plane Crash. Nous étions très jeunes quand Cocoon a commencé. On a du apprendre que la musique est un métier à part entière. Apprendre à vivre seul aussi. Quand on a quitté Clermont-Ferrand pour Paris, c’était un sacré choc. Mark et moi sommes deux gros angoissés ! A côté de ça, on a pu vivre des rêves d’enfants en voyageant en Australie, aux Etats-Unis. C’est ce passage à l’âge adulte, le fait de grandir, de se découvrir qu’on a voulu raconter à notre manière, le plus simplement possible sur Where The Oceans End

 

Ce deuxième album est beaucoup plus mélancolique que le premier…

Pour le premier, on voulait travailler avec les instruments les plus nobles possibles. Pour celui-ci, on voulait quelque chose de plus colossal. Comme sur Yum Yum, on part d’une guitare, d’un clavier pour ensuite arriver avec plein de cuivres, plein de violons. Puis, c’est un deuxième album, il y avait une pression énorme. Donc on a pris énormément de temps pour tester des arrangements, réfléchir aux harmonies. On a fait ça plus intensément que pour le premier. Celui-ci a été vraiment réfléchi dans les moindres détails alors que le premier était plus spontané.

Souvent, il y a comme un silence qui contraste très fort avec l’harmonie de vos voix…

C’était volontaire au début. On a toujours aimé raconter des choses « trash » sur des musiques très gaies. Un peu comme dans la vie ; les choses difficiles à dire passent toujours mieux avec le sourire, en arrondissant les angles. Comme on fonctionne comme ça dans la vraie vie, c’est devenu une habitude dans nos chansons.

 

 

Sur scène, vous êtes toujours entouré de peluches ?

Non, on en a eu un peu marre du coté mignon de la chose donc les peluches sont parties. (Sourires.) On ne voulait pas passer que pour mignon et naïf. Il fallait montrer qu’il y a quelque chose de plus profond derrière tout ça. Au début, on jouait beaucoup là dessus car on ne savait pas comment remplir une scène. Pour le deuxième, il y avait un besoin de montrer un coté plus austère. Avec le succès de Chupee, le public associait Cocoon à un Ukulélé et deux petites voix mignonnes. On voulait se détacher de cette image. C’est notre façon de grandir aussi.

Comment ça se passe maintenant ?

Il y a toute une scénographie, comme si on était dans un bateau. Nous sommes neuf, avec des cordes et des cuivres. Ça nous soulage beaucoup de ne plus être que deux seuls en scène. Mais on a gardé quand même quelques moments à deux.

Mais vous faites encore des blagues ?

On nous a demandés d’arrêter un peu les blagues. On essaie de garder ces échanges là entre nous deux. Au début, être sur scène nous terrifiait tellement que les blagues étaient notre seule manière de communiquer avec le public. Il a fallu apprendre à garder ce contact différemment.

 

Donc vous ne dites plus à toute la salle que vous ne formez pas un couple ?

Ah oui, j’en avais marre ! (Rires.) Je le dis encore quelques fois car les jalousies sont incroyables. Il y a des fans qui me snobent tellement elles sont jalouses. C’est assez drôle cette concurrence entre filles. Au début, ça m’énervait car certaines filles n’étaient vraiment pas sympas. Maintenant, je le vis beaucoup mieux ! (Sourires.)

 

Maïlys Charlier

En concert au Cirque Royal le 13 mai

www.botanique.be

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