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25/05/2011

L’éternelle jeunesse de Bob Dylan

bob.jpgL’artiste américain a fêté ses septante ans hier. C’est certainement cynique mais c’est une des réflexions que l’on entend le plus quand on se rend à un concert de Bob Dylan : “Je vais le voir car c’est peut-être la dernière fois qu’on a l’occasion de le voir sur scène.”


Pourtant, au fil des ans, les occasions ne manquent pas de voir Robert Zimmerman fouler une scène belge. Actuellement en tournée aux States (il partage l’affiche avec Willie Nelson et les Greencards), le Messie (surnom donné par ses fans) se porte comme un charme et a soufflé ses septante bougies hier.

Personnage insaisissable, bourru, il n’accorde que peu d’interviews. Il faut dire que les biographies pleuvent sur lui alors qu’il s’est déjà exprimé dans ses Chroniques. Un livre qui s’est écoulé à plus d’un demi-million d’exemplaires et dans lequel cet artiste complet (il peint également) a fait montre d’un réel talent d’écrivain, même si certaines mauvaises langues ont cru bon d’avancer, manifestement à tort, qu’il a pu se faire aider.

Si c’est au début des années 60 que Robert Allen Zimmerman devient Bob Dylan et commence à façonner sa légende, c’est exactement le 29 juillet 1966 que la personnalité de l’Américain se dessinera. Dans des circonstances indéterminées, il se crashera au guidon de sa Triumph près de Woodstock, se brisant quelques vertèbres de la nuque sans que cela ne nécessite pour autant un séjour à l’hôpital. Un accident qui lui donnera à réfléchir sur le sens de la vie, le poussant à fuir le show-biz et ses faux amis.

Porte-drapeau de toute une génération, le jeune homme se débat dans des contradictions. “Je ne faisais pas de miracles. À ma place, n’importe qui serait devenu fou.”

Il pense même tout plaquer, recommencer une autre vie. Mais, finalement, la passion prendra le pas sur les éléments extérieurs et il se consacre à la musique, s’évertuant à interpréter des chansons. À seulement interpréter des chansons. Et quelles chansons ! Like A Rolling Stone, Blowin’In The Wind, All Along The Watchtower, Knockin’On Heaven’s Door , notamment, deviendront des classiques; Blonde on Blonde, Blood on Tracks , des albums références, John Lennon, Paul McCartney, Pete Townshend, Neil Young, Bruce Springsteen, David Bowie, Bryan Ferry, Nick Cave, Patti Smith, Syd Barrett, Cat Stevens ou Tom Waits les citant en exemple.

Au niveau familial, l’auteur de Mr Tambourine Man, à la voix reconnaissable entre mille, connaîtra des hauts et des bas.

En 1965, il a épousé Sara Lownds avec qui il aura quatre enfants (il adoptera également la fille d’un premier lit de Sara). Il divorcera en 1977. Pour se remarier en 1986 avec Carolyn Dennis avec qui il aura une fille. Le divorce sera prononcé en 1992. Il aurait également une autre fille prénommée Narette née d’une relation avec Clydie King.

Basile Vellut

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