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13/06/2011

Elisabetta, la nouvelle fiancée de Bruxelles

kiss.jpgC'est Bruxelles qui a vu naître Kiss and Drive, alias Elisabetta Spada, une italienne trentenaire spitante et débordante de bonne humeur. Lauréate du Concours Circuit 2010, Kiss and Drive passera très vite dans la cour des grands, des premières parties de Puggy en nombreux passages radio. La chanteuse enchaîne les dates et aggrandit son public. La plupart du temps, seule en scène avec sa guitare, son ukulélé et sa loop machine, Kiss and Drive a conquis Bruxelles.


Comment êtes-vous venue à la musique?
J'y suis venue de manière très indirecte. A 16 ans, j'ai appris la guitare de manière autoditacte. J'ai eu quelques groupes et puis j'ai tout arrêté, je ne jouais plus que pour moi. C'est à Bruxelles que j'ai repris la musique. D'abord dans un groupe de reprises. Puis petit à petit, j'ai eu le courage d'écrire mes propres chansons.

C'est Bruxelles qui vous a relancée dans la musique?
Oui, en Italie, je ne l'aurai jamais fait! C'est une culture où les gens sont dans la démonstration et l'esthétique. En Belgique, c'est plus humble, plus sobre.

D'où vient ce nom étrange?
De l'aéroport de Zaventem! Au moment des travaux pour réaménager le parking de courte durée, il y avait un panneau "Kiss and Drive Area". Ça m'a fait beaucoup rire. Et quand j'ai composé les premières chansons, je les ai mises sur Myspace avec ce nom là.

Les blagues sur scène, c'est pour cacher votre timidité ou vous êtes comme ça dans la vie?
Ça dépend. J'aime faire des blagues et ne pas être prise au sérieux quand je suis sur scène. Et puis, faire un concert, c'est la vie. S'il y a un problème technique, quelqu'un qui s'endort dans la salle, tu ne peux rien y faire. Je ne peux pas faire semblant. Si le problème est là, je fais avec et je tente de le résoudre. Et parfois, j'en fais trop car c'est très intimidant d'être sur scène. Il y a toujours un conflit intérieur entre ce que tu peux donner au public à ce moment là et ce que tu as envie de donner. Si je fais trop de blagues, c'est que je ne me sens pas en sécurité.

Qu'est-ce qui vous intimide le plus? Jouer à l'Ancienne Belgique ou dans le café de l'Atelier 210?
J'étais plus intimidée à l'AB car je ne voyais pas les gens. J'aime bien voir les gens. Je veux voir la salle, je veux voir qui me regarde, qui se moque de moi, qui écoute vraiment. Ça te redonne de l'énergie. Si trois personnes te regardent attentivement, tu chantes pour eux meme s'il y en a vingt qui ne t'écoutent pas.

Pensez-vous déjà à votre premier album?
Oui, petit à petit. Il y a des choses qui doivent venir avant. Une fois que ce sera fait, je pourrai me concentrer sur l'idée de faire un album. Les nouvelles chansons que j'écris sont très différentes par rapport aux premières. Ma façon de chanter, de faire rythmer mes morceaux aussi. Donc il faudra que ça soit plus homogène pour l'album. Mais je prends mon temps, je vais beaucoup profiter de l'été et en septembre, je me mets sérieusement au travail.

 

Maïlys Charlier

En concert le 22 juin au Live Music Café

09:25 Publié dans Belgique | Lien permanent | Commentaires (0)

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