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02/07/2011

Kaiser Chiefs, une des têtes d'affiche de dimanche

kaiser.jpgLes Anglais débarquent avec un quatrième CD : The Future is Medieval

2006, 2007, 2008, 2009 et 2011: on ne peut pas dire que les Kaiser Chiefs se fassent rares à Rock Werchter mais, cette édition-ci, le groupe anglais est de retour avec un CD flambant neuf… The Future is Medieval dans sa version choisie par les membres de Kaiser Chiefs est sorti. Soit treize titres sur la bonne vingtaine composée par les gars de Leeds qui ont beaucoup fait parler d’eux ces dernières semaines en annonçant que tout le monde pouvait se rendre sur leur site, écouter une minute des vingt morceaux, en télécharger dix, confectionner une pochette et recevoir pour quelques livres le CD ainsi personnalisé. Mieux, une Livre Sterling est même rétrocédée par le groupe à quiconque vendrait ce CD unique à une de ses connaissances. Un principe aussi génial que simple qu’une partie du groupe (Ricky Wilson, chanteur; Nick Peanut Baines, claviers; Simon Rix, guitare), détaille.


 

Quand l’idée du site Internet (et toutes ses implications) vous est-elle venue?

Ricky Wilson : “Il y a quatorze ou quinze mois. En avril de l’an dernier, en fait. Et puis, ça nous a pris un certain temps d’écrire les chansons, de les enregistrer, de les mixer. Et une fois qu’on a eu fini tout ça, il fallait attaquer toute la partie internet, rassembler plein de choses. Tous ces trucs de pay pal, etc.”

Vous avez brainstormé pour trouver cette idée?

RW: “D’une certaine manière, oui. J’ai un copain, Oli Beale, qui bosse dans la pub. J’avais dressé une liste des problèmes que nous aurions à régler et l’idée d’internet réglait tous les problèmes en une seule fois ! C’était presque suspect, il nous a dit qu’il devait y avoir quelque chose qui clochait, mais ce n’était pas le cas. Donc, on a foncé. Le lendemain, on s’est quand même rendu compte que c’était un peu risqué, mais on a eu raison d’oser, parce que quand les morceaux ont été mis en ligne, je pense que ça a été un des jours où je me suis senti le plus fier de toute ma vie.”

Vous avez dû garder le secret…

RW: “C’était une des choses les plus excitantes, jubilatoires.”

Vous pensez que vous avez inventé quelque chose de neuf, dont d’autres groupes pourraient s’inspirer?

RW: “Oui, on ne sait jamais comment vont les choses, mais…”

Nick Baines : “On est un groupe et on écrit des chansons. D’autres groupes le font autrement. Mais on ne sait jamais de quoi le futur sera fait et peut-être que certains s’inspireront de nous. On ne peut peut-être pas toujours offrir aux gens exactement ce qu’ils aiment, mais on peut essayer, aujourd’hui, avec les outils dont on dispose, ça peut le faire.”

Simon Rix: “De nos jours, je pense que ce n’est pas bête de faire ce que d’autres ne font peut-être pas. Pour être intéressants à nouveau. Mais la chose principale, c’était de ne plus être dans la routine. Quand le public entend parler pendant des mois d’un album que vous allez sortir, il est déjà lassé avant qu’il arrive. Et nous aussi, d’ailleurs. Alors vous donnez des petits concerts sans beaucoup de chaleur parce que le public ne connaît pas vos titres…”

NB: “Quand ils ne sont pas enregistrés par les téléphones portables et balancés ensuite sur YouTube avec des sons totalement pourris. Ces chansons toutes neuves dont vous êtes si fiers, que vous avez envie de les présenter au monde entier.”

Vous ne craignez pas que la presse parle davantage du site web que de la musique en elle-même?

RW: “La bonne chose, c’est le jour où c’est sorti sur le web, un vendredi, tout le monde ne parlait que ça. Mais pour en parler, le centre de tout ça, c’était d’écouter la musique. C’est un cercle vertueux, un truc très malin. Quand vous téléchargez sur Itunes ou sur Amazon, au fond, vous n’avez même pas besoin d’écouter. Vous le faites et puis, c’est là. En revanche, ici, vous devez écouter, faire des choix, l’artwork, interagir. Vous avez en quelque sorte un droit de propriété sur la musique. C’est votre album, personne d’autre n’aura le même, il sera unique.”

Et ce n’est pas très cher (8,5 euros) non plus…

RW: “Non, du tout. Ce n’est pas très cher. C’est combien aux USA ? Dix dollars, ce n’est pas grand-chose ! Quand vous écoutez des musiciens qui parlent de gens qui téléchargent de la musique sans payer, quand ils sont fâchés, ce n’est pas parce qu’ils sont avares, mais parce qu’ils ont l’impression de ne pas être reconnus pour le travail qu’ils ont accompli. La manière de montrer sa reconnaissance, c’est en payant. L’argent ne représente que l’intérêt que vous portez à l’album, à la musique. C’est symbolique du fait que vous appréciez un groupe.”

NB: “Un CD, ça coûte trois pounds et on peut se demander comment on peut y arriver, pour aussi peu d’argent. Il y a beaucoup de choses qui coûtent de l’argent dans la production, l’artwork, etc. Et on le fait pour si peu cher.”

Et l’argent vous donne la liberté de développer ce genre de projet.

RW: “Oui, et vous ne devez pas aller à l’usine tous les jours. Vous pouvez penser à votre musique. Une fois que vous avez économisé un peu d’argent, vous pouvez quitter un boulot alimentaire pour bosser sur votre musique.”

 

14:16 Publié dans Werchter | Lien permanent | Commentaires (0)

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