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03/07/2011

TAME IMPA(s)L(à)?

tame.jpgNous étions bien devant la Marquee, mais on a pas vu les jeunes Australiens surdoués qu'on aime pourtant tellement.

Après que les Londoniens The Vaccines aient prolongé les réjouissances sur un mode britannique, ce dimanche en début d'après-midi, et avant Leeds et Kaiser Chiefs, on part pour l'Australie et la la scène indé de Perth, petite bourgade de l'ouest. On y trouve un des (très) jeunes groupes les plus excitants de la scène rock contemporaine, le quatuor Tame Impala, dont un EP génial et un premier album inspiré – "Innerspeaker" – avaient suffit à en faire une révélation de l'année musicale 2010. Qui aujourd'hui fait figure de lilliputien parmi les monstres de l'affiche déroulée par Live Nation la toute puissante.(crédits: JC Guillaume)


Dans la foulée d'un électrique "Solitude is A Bliss", nos hôtes adressent un clin d'oeil à Gainsbourg, à Bonnie et à Clyde en mélangeant subtilement les arrangements de Serge à ceux de "It's Not Meant to Be". Aussi jeunots soient-ils, les Aussies affectionnent les reprises et autres références du genre, comme nous avions déjà pu le découvrir lors de leurs précédents passages sous nos latitudes – et cette cover de "Remember Me" de Blue Boy, lui-même repris du répertoire de la géniale Marlena Shaw.

Plus tard, on fait halte à "Desire Be Desire Go". La batterie et la basse s'affronte au milieu du ring tandis que ça crie dans les cordes. Mais le sursaut est temporaire et rapidement Tame Impala perd en intensité. Où sont passés les musiciens fougueux qui avaient fait notre bonheur au Pukkelpop ou dans le Witloof Bar du Botanique? De plus en plus lent, le gig s'englue et se termine dans la douleur. Kevin, Dominic, Jay, Nick finissent par nous enfumer complètement dans leur volutes psychédéliques, concluant d'un "Half-Glass Full of Wine" décevant, joué au ralenti.

Nicolas Capart

 

17:56 Publié dans Werchter | Lien permanent | Commentaires (0)

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