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04/07/2011

TDCC : "on savait qu'on aurait du succès !"

tdcc.jpgIls étaient à Werchter ce dimanche sous la Pyramide Marquee aux alentours de 17h. Ces trois là ce sont Two Door Cinema Club. Emmené par Alex Trimble, le groupe originaire de Belfast a fait rapidement sa place dans la cour des grands, enchaînant tubes sur tubes, premières parties de Phoenix et une poignée de festivals. De Something Good Can Work à Come Back Home, le trio a fait du chemin depuis la sortie de leur premier opus Tourist History.


On n'entend pas beaucoup parler des groupes d'Irlande du Nord, c'est difficile de percer là-bas ?
C'est difficile car on est quand même mis de côté par rapport au reste de la Grande-Bretagne. Il y a beaucoup de groupes venant d'Irlande du Nord qui ne sortent jamais du territoire. Ça coûte aussi pas mal d'argents d'aller jouer en Angleterre. En Irlande du Nord, il n'y a pas vraiment d'industrie du disque, pas vraiment de presse musicale. C'est du coup très difficile de réussir à faire connaître ton groupe. C'est vraiment étrange car certains groupes jouent devant 4.000 personnes à Belfast et en dehors du pays, personne n'a jamais entendu parler d'eux.

Vous aimez jouer avec les métaphores dans vos textes...
Souvent nos textes sont en contradiction avec la musique. On ne parle pas de choses positives mais comme ce n'est pas dit clairement, cela colle bien avec la musique très entraînante. On voulait avant tout que ça soit accessible à tout le monde.

Au début, vous étiez quatre. Ensuite votre batteur est parti. A trois, sans batteur, c'était pas mission impossible ?
C'était très difficile au début ! Mais on a expérimenté plein de choses, on a appris quelques trucs en percussions aussi. Et pour la scène, on a pris un musicien additionnel donc ça ne pose pas vraiment de problèmes.

Malgré le succès, vous restez fidèle à votre label Kitsuné...
On a eu plein de propositions de gros label depuis que l'album est sorti mais on se sent tellement bien dans notre petit label. On connaît tout le monde, on a confiance en leurs décisions, leurs opinions. On leur doit tellement aussi... Puis dans les grosses majors, si tu ne vends pas assez, tu es dehors. Notre groupe et notre musique, c'est une passion mais c'est aussi notre carrière. On ne veut pas faire autre chose.

Un deuxième album prochainement?
Il n'y a pas de pressions sur nous. On vient tout juste de commencer à vendre notre premier album. Notre carrière commence à peine. On ne s'inquiète pas trop pour la suite. Et comme il n'y a pas de pressions, on est beaucoup plus motivé à écrire et composer de nouveaux morceaux.

Vous avez décidé d'arrêter vos études pour vous lancer dans la musique même si vous aviez très peur. Aujourd'hui, plus d'inquiétudes ?
C'était effrayant mais il fallait qu'on le fasse car être dans un groupe, tourner un peu partout c'était la seule chose qu'on voulait vraiment faire. Et là, on se débrouille plutôt bien. Si tu crois réellement en tes capacités, tu dois foncer, il n'y a pas vraiment de risques. On savait qu'on était capable d'écrire de la bonne musique. On a tous du talent et on est très fier de s'être lancé là-dedans. Tous les trois, on savait que ce qu'on ferait aurait du succès, c'est pour ça qu'on s'est lancé. Tu dois croire en toi-même pour réussir ce genre de choses.

Il y a peu vous étiez un petit groupe de votre village. Aujourd'hui, plein de filles vous attendent aux premiers rangs un peu partout dans le monde...
Je pense qu'aujourd'hui beaucoup de groupes font face à de gros changements en peu de temps. Mais de l’intérieur tu ne vois pas ce changement aussi radical. On commence par les petites salles, les festivals à midi ensuite plus tard dans l'après-midi, de plus grosses salles. On est conscient de l'évolution et on apprécie chaque moment car on sait combien ça peut être dur pour d'autres groupes.

Maïlys Charlier

19:55 Publié dans Werchter | Lien permanent | Commentaires (0)

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