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07/07/2011

Luik brandt!

DSC01967.jpgLiège s'enflamme doucement et ce sont les Gantois Triggefinger qui provoquent la première étincelle.

Les Ardentes 2011 ont démarré en dilettante... Peu de choses à se mettre sous la dent en cette première après-midi de réjouissances musicales. On comptait d'ailleurs beaucoup sur le Néo-Zélandais Connan Mockasin et sur ses mélodies psychés programmées à l'heure du goûter. Malheureusement, l'artiste déclarait forfait et était remplacé in extremis par des régionaux de l'étape, Pale Grey. On les découvre d'ailleurs avec plaisir sur la scène de l'HF6 nouvelle formule. Un grand chapiteau se dresse désormais en lieu et place des anciennes halles bétonnées du même nom, parties en fumée en octobre dernier (lors d'un bal de la police, ndlR.). Et finalement ce n'est pas plus mal, car ce nouvel espace présente l'avantage d'être plus aéré que le bunker qu'elle remplace depuis l'incendie. Avant la prestation des Liégeois, le quatuor montréalais Braids nous avait également bien plu sur ces planches. Tout comme le trio londonien Is Tropical qui enchaînait et offrait un gig pour le moins sautillant. (crédits: Matti Slembrouck)


Sur la grande scène à ciel ouvert, deux prestations auront retenu notre attention. Deux groupes qui n'ont sans doute comme point commun que l'origine française de leurs protagonistes. En début d'après-midi, Lilly Wood and The Prick entame leur concert devant la première véritable audience de ce cru 2011. Sans trop faire tournoyer sa jupette fleurie, la chanteuse a réussi à attirer du monde et l'on devine bien des lèvres de fans qui s'agitent à chaque refrain. De son joli grain de voix, la demoiselle offre même au public liégeois une reprise de Santogold en parfaite harmonie avec le doux soleil qui baigne le site ce jeudi.

Un peu plus tard, c'est sous ces mêmes rayons qu'Herman Dune entre en piste. Chapeau de paille et dégaine chaloupée, on reconnaît de loin la touche inimitable de Yaya. Tout comme son doigté effervescent à la guitare dont on se régale à chaque petit solo. Moins de monde au pied de l'estrade que pour Lilly deux heures plus tôt. En trois chansons à peine, les frangins de coeur franco-suédois balayent les styles passant d'une compo rock à la pop la plus hédoniste sur leur single "Tell me Something I don't Know", avant de bifurquer vers le calme folk délicat de leur dernière chanson éponyme ("Ah Hears Strange Moosic"). Les hippies de l'Hexagone balanceront dans la plaine de quoi tenir quatre jours en ondes positives. Et forment plus que jamais un duo hautement recommandable.

La soirée se profile doucement à l'horizon liégeois et ce sont des artistes du nord de la frontière linguistique qui allument la mèche. Il est un peu plus tard que 19h et Triggerfinger tient le public des Ardentes au creux de sa paume. La batterie de Super Mario Goosens gronde d'abord en solo pour laisser son leader Ruben Block se déhancher un rien et "Lange Polle" Van Bruystegem filmer cette assistance wallonne en ébullition. Puis, le leader tiré à quatre épingles récupère sa gratte et le micro pour la dernière ligne droite. Les blues rockeurs anversois auront asséné ses premiers uppercuts au festival.

Nicolas Capart

20:41 Publié dans Ardentes | Lien permanent | Commentaires (0)

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