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08/07/2011

Lucy Love, l'amour en jaune fluo

lucy love.jpgLes Ardentes se poursuivaient tranquillement ce vendredi après-midi, jusqu'à ce que Lucy la Danoise déboule avec son hip-hop futuriste.

A peine remis de ce jeudi et de la piètre – mais tardive – prestation de miss Kelis en clotûre, que nous voilà déjà en scelle pour entamer un vendredi au menu plus sexy. Des Ardentes qui doucement se réveillent au lendemain d'une première journée de festival, c'est un peu comme des braises toujours tièdes de la veille. Il faut un peu de temps pour que le feu reprenne. L'astre solaire et doux, les vents coulis rafraîchissants et chacun déambule tranquille dans les allées, les yeux dissimulés derrière ses verres fumés ou l'oreille vagabonde a défaut d'être – déjà – attentive. Les premiers à en faire les frais sont les Bruxellois Great Mountain Fire, chargés de réveiller une foule certes encore clairsemée mais déjà grandissante devant la grande scène en plein air. Les ex de Nestor! sont partout depuis la sortie de leur premier opus, la faute à un single efficace et calibré pour les ondes ("Cinderela", ndlR.). La basse ronde, le chant rythmé, le synthé un rien dégoulinant, tout cela est carré mais sonne un tantinet trop disco-pop. Rien à redire sur papier, mais rien de très excitant non plus. (crédits: B.Devoghel)


Autrement plus intrigués, nous partons au pied de l'HF6 pour découvrir la très jeune clique 1995. Une belle brochette de rappeurs français aux flows juvéniles et, pour certains, à la peau de bébé. Qu'importe, la valeur n'attend pas le nombre des années. Avec cet adage en tête, le collectif mouille sérieusement la casquette. Leur réputation, les gars du '95 l'ont d'ailleurs aussi faite à la sueur de leurs fronts. Un peu à la manière des Américains Odd Future, mais en VF et en mode « rap conscient ». Pas donneur de leçon pour un sou, il s'imprègne d'un humour décalé et porte les stigmates de virées nocturnes que la fine équipe semblent particulièrement affectionner. Frais est le mot.

À mi-chemin entre le look exubérant et les rimes tropicales de M.I.A., le phrasé cisaillé de feue Left Eye des regrettés TLC, et l'univers électro-hip-hop de l'Anglaise Lady Sovereign, la Danoise Lucy Love se pose là. On pourrait ajouter à son CV l'aisance au micro et le groove de Yarah Bravo, ou encore les chorés futuristes et la puissance en live de Missy Elliot. Un condensé d'à peu près tout ce qui nous a plu au rayon rap féminin ces dix dernières années. Le tout enduit d'une modernité digitale trempée de dubstep. Certes un décorum eurodance parfois racolleur, mais pas d'indigestion. Juste une pluie de BPM et une maîtresse de cérémonie épileptique à découvrir d'urgence. Les Ardentes sont maintenant prêtes à accueillir le Wu.

Nicolas Capart

21:54 Publié dans Ardentes | Lien permanent | Commentaires (0)

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