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25/07/2011

Stromae, gentleman chanteur

stromae.jpgGentleman, comme à son habitude, Stromae commence sa conférence de presse en s’excusant auprès des journalistes. “Je suis désolé d’accorder si peu de temps aux interviews, mais à force de parler, je fatigue ma voix avant le concert .” Dites aussi gentiment, excuses acceptées.


Alors on danse est sortie il y a presque deux ans mais lorsque vous faites des plateaux télé, on vous demande à chaque fois de la chanter. N’est-ce pas frustrant ?
“Je pense que la chanson a plus servi l’album qu’elle ne l’a desservi. Il ne faut jamais oublier ça. Mais c’est vrai, lorsqu’on nous la demande, maintenant on la propose en medley. Sur Taratata, nous avons par exemple juste fait un couplet vers la fin.”

Vous étiez aux Ardentes, aux Francos, bientôt au Brussels Summer Festival; avant de vous retrouver sur scène, étiez-vous un amateur de festival ?
“Non ! Nous étions plutôt du genre clubbeurs avec mes amis. On ne connaissait pas très bien les festivals. Le seul auquel j’allais, avec ma maman, c’est Couleur Café. C’est plus pour l’ambiance que nous y allions. On peut y manger de la cuisine du monde comme des recettes congolaises que l’on connaît plutôt bien ! Il y a vraiment de tout et l’ambiance est plutôt bonne. C’est le seul festival que j’ai en mémoire. Je n’ai jamais été un vrai participant de tels événements.”

Alors on danse est un tube dans des pays qui ne sont pas francophones. Comment l’expliquez-vous ?
“Je crois que la nonchalance de mon interprétation fait en sorte que les gens ont compris le message de la chanson. Ça, c’est dans mon utopie la plus totale et la plus folle. Sinon, le clip aide aussi à comprendre ce que je raconte. Ensuite, la phrase du refrain n’est pas très compliquée. Je crois que le mot danse dans plusieurs langues du monde se dit un peu de la même façon. Après, je n’en connais pas l’explication exacte !”

Des concerts sont-ils prévus dans des pays non francophones ?
“Cela a déjà été le cas, nous avons été en Allemagne. Nous prévoyons plutôt cela pour l’année prochaine. Là nous voulions d’abord asseoir le projet dans les pays francophones où l’album n’était pas connu. Mais nous allons normalement attaquer l’Afrique l’an prochain, retourner à Montréal et peut-être passer par le Mexique. Mais tout cela est en suspens et je n’ai pas envie de faire le mythe, donc j’espère que cela se passera quand même. Je dois toucher du bois.”

Ressentez-vous vraiment la différence entre le public de Spa ou des Ardentes. Dans votre tête, y a-t-il une différence ?
“Aux Ardentes, c’était le feu ! J’ai eu un bel accueil. J’écoute souvent ce qu’on me dit et la manière dont on me décrit les festivals. Là, pour les Francos, j’aime savoir que c’est un public plus familial. Ce n’est pas parce que c’est le feu que c’est le meilleur public non plus. Cela dépend. J’ai été cette semaine en Suisse et le public était en furie. Devant, cela se poussait. J’ai même dû intervenir au micro tellement c’était violent. Le public ne m’écoutait pas tellement, il fallait juste envoyer le son. Il y a des nuances entre les festivals.”

C’est important de savoir devant quel public vous allez jouer…
“Oui, là on m’a dit que c’était plus familial. Mais au moins je suis prévenu ! Tant qu’on me prévient, c’est bien car sinon cela peut être mal compris. On monte sur scène et les gens sont plus réservés. Mais c’est juste une ambiance plus familiale, donc ce sont moins des jeunes. Et quand il y a des jeunes, il y a forcément un peu d’alcool et malheureusement de la drogue; donc, forcément, ils sont dans des états différents ! (rires) et c’est toujours mieux de le savoir.”


Interview > Sophie Lagesse

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