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13/08/2011

Entrée en matière plutôt pépère au BSF

7.jpgL’affiche était belle vendredi mais l’ambiance n’a pas vraiment décollé

Fait extraordinaire, l’ouverture du Brussels Summer Festival s’est déroulée vendredi sous un ciel clément. Pour le reste, elle faisait la part belle aux artistes belges sur la place des Palais, vendredi. Il revenait aux Bikinians d’ouvrir le feu avec une musique plus nerveuse que leur jeu de scène, un peu trop sage. Le public avait cependant l’occasion de se déhancher, chose qu’il ne fera plus que très – trop – rarement par la suite. (crédits: Bauweraerts)

 


 

Avec Hooverphonic, la qualité musicale était au rendez-vous, avec la charmante Noémie Wolfs au chant. Que ce soit pour défendre le dernier The Night Before ou pour reprendre des morceaux des débuts (Club Montepulciano datant de 1998) ou des tubes planétaires comme Sometimes ou Mad About You , la voix plus fragile que celle de Geike Arnaert d’une Noémie prenant de l’assurance au fil de l’heure de concert faisait merveille.

L’élégant trip-hop proposé par le groupe d’un Alex Callier en grande forme lâchant quelques vannes en français et en néerlandais ne semblait pourtant pas réveiller des spectateurs peut-être moins habitués des festivals rock et venus écoutés cette musique comme à un concert classique. Un moment, il frémit lorsque l’un des musiciens se lança dans une reprise de Comme d’habitude de Claude François, avec une voix d’une troublante similitude, le petit accent du nord du pays en plus. Marrant !

Callier rappelait également que, voici quinze ans, Hooverphonic se produisait pour la première fois à Bruxelles, au Botanique, devant 300 personnes.

Et pendant ce temps, la file aux guichets installés dans le parc Royal pour retirer les bracelets achetés en prévente demeurait interminable. Mais au lieu de signaler que ceux du Mont des Arts étaient déserts, il a fallu attendre qu’il n’y ait plus de bracelets pour que les organisateurs signalent que ceux-ci pouvaient être retirés en bas.

Un Ozark Henry bondissant prenait possession de la scène mais ici aussi, la musique était impeccable mais il manquait un petit grain de folie qui aurait pu mettre le public en fusion. This One’s For You , These Days ou Indian Summer étaient interprétés une fois de plus bien sagement. On avait du mal à rentrer dans son univers.

Musicalement parfaite, la soirée avait pourtant manqué d’un peu de chaleur et de folie; les Anglais d’Archive allaient souffrir du même syndrome. Hier, les rappeurs prenaient possession de la grande scène.

Jean Bernard

15:07 Publié dans BSF | Lien permanent | Commentaires (0)

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