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20/08/2011

Cinq morts et beaucoup de questions...

pukkel.jpgAu lendemain d'un tel cataclysme, et au vu d'un bilan aussi lourd (cinq morts et nombreux blessés graves), les questions sont légion.

Les discussions n'ont d'ailleurs qu'un seul fil rouge et la plupart des rescapés partagent leurs versions respectives de l'incident climatique sans précédent qu'ils ont vécu jeudi en fin d'après-midi. Certains regrettent l'annulation des deux jours de musique restant, mais la plupart comprennent la décision. Pour ce qui est du remboursement des tickets, la porte n'est pas fermée mais ce débat-là aura lieu plus tard.


Idem pour les cachets d'artistes qui finalement ne joueront pas cette année. De toute façon, les sommes ont sans doute déjà été versées, au moins en partie. Ces matières-là ont été éludées lors de la conférence de presse matinale, nos interlocuteurs visiblement émus se cantonnant à l'aspect secours/évacuation et au respect des familles.


Les problèmes de communication juste après l'orage alimentent également la chronique. La bourgmestre Hilde Claes, interviewée par la télévision flamande, se dit d'ailleurs étonnée voire fâchée de ces perturbations du réseau. Jeudi soir, la version en cours avançait une coupure volontaire des lignes pour faciliter le travail et les échanges des équipes de la Croix-Rouge et des pompiers. Un scénario qui étonne, quand l'on sait que les services d'urgences disposent d'ores-et-déjà de canaux privilégiés pour ce faire. La thèse d'une saturation normale compte tenu des circonstances semble au final plus probable. « Le réseau avait au contraire été ajusté à la hausse en vue du Pukkelpop, mais ne pouvait en aucun cas supporter la charge de 60.000 personnes tentant d'appeler simultanément », précisaient d'ailleurs les opérateurs dans le courant de l'après-midi.

Comme à chaque fois dans ces cas-là, il s'agit de trouver des responsables pour apaiser les pertes. Et d'aucuns de s'interroger sur la solidité des infrastructures ou l'imprudence supposée de l'organisation. Une peine bien vaine en l'occurrence... Car les différentes tentes et chapiteaux installés au Pukkel ont très bien tenu aux yeux des témoins de l'orage. Ceux-ci avaient de toutes façons passés sans accroc les vérifications d'usage pour ce type d'événement. Un cataclysme aussi puissant aurait sans doute fait plus de ravages dans un petit festival disposant de moyens moins importants. Le bilan actuel n'est en ce sens pas si lourd, aussi paradoxal que cela puisse paraître. Des voix s'étonnent enfin de l'impuissance manifeste des hommes de Chokri Mahassine devant une une météo certes impitoyable mais néanmoins annoncée. Débat stérile encore, car, de notre vie, nous n'avions jamais assisté à un tel déchaînement des éléments. On ne peut prévoir l'imprévisible.

Nicolas Capart

13:23 Publié dans Pukkelpop | Lien permanent | Commentaires (0)

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