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09/10/2011

Double anniversaire pour Jean-Jacques Goldman

jjg.jpgIl aura 60 ans ce mardi et 2011 est l’année de ses trente ans de carrière. Il n’y a guère que huit ans de différence entre Johnny Hallyday et Jean-Jacques Goldman qui, sur le plan musical, semblent avoir plusieurs générations d’écart : Johnny fut une star 25 ans avant Goldman.


Il a commencé jeune. Goldman, quand il est arrivé, avait 30 ans, était marié et père de deux enfants. S’il fête, ce mardi, ses 60 ans, l’année 2011 est aussi celle de ses trente ans de métier.

Il est né le 11 octobre 1951. Son père, Moïshé Goldman, était un juif polonais arrivé en France en 1925. Jean-Jacques avait 7 ans quand la famille s’installa avenue de la République, à Montrouge, juste de l’autre côté du périphérique, au niveau de la Porte d’Orléans. Montrouge sera le QG du chanteur pendant toute sa vie. Il y a gardé le siège des sociétés qu’il gère.

Il fait ses études à la Porte de Vanves, au lycée François-Villon, qui compte aussi Michel Jonasz et Patrick Bruel parmi ses anciens. Il prend des cours de violon mais un copain de classe l’initie à la guitare et il entre dans le groupe, The Red Mountain Gospellers, qui se produit dans l’église de Montrouge. Ils sont neuf. En 1967, le curé finance un disque : le premier enregistré par Goldman. Il a 16 ans.

L’année suivante, il fait partie d’un autre groupe, The Phalenster, dans lequel jouent deux Martiniquais, Christian et Alex, des futurs Gibson Brothers.

Mais en 1970, Goldman entre, pour trois ans, à l’École des hautes études commerciales de Lille. À son retour, en 1973, diplôme en poche, il s’occupe avec son frère Robert du magasin de ses parents, Sport 2000, avenue de la République à Montrouge.

À cette époque, un copain le présente à des musiciens de Sceaux, à 5 km de chez lui. Ils montent un groupe, Taï Phong et n’ont pas de chanteur. Ici, on parle de la mouvance Pink Floyd, Yes, Genesis… En février 1975, alors que Goldman fait son service militaire, le groupe enregistre un premier album en anglais. Sister Jane, chantée par Goldman, sera l’unique succès du groupe.

C’est l’époque aussi où Jean-Jacques Goldman, 24 ans, se marie. Le 7 juillet 1975, il épouse Catherine Morlet, une pédopsychologue de 23 ans. Le couple reste à Montrouge, rue Verdier. Le marié continue à travailler dans son magasin et à faire de la musique en anglais.

Il tente trois 45-tours en solo et en français. Trois échecs. L’un d’eux, Sweet Memories- Slow me again, est un titre influencé par le Rockcollection à succès de Laurent Voulzy. Où Goldman égrène les grands slows, de Only you à Nights in white satin… Ce disque est aujourd’hui un objet de collection.

Les choses se précipitent à partir de 1980. Un assistant ingénieur du son de chez Barclay habite à Montrouge et il apprend que le compositeur de Tai Phong est un de ses voisins. Il lui demande quelques chansons pour une fille qu’il veut produire, Anne-Marie Batailler.

La chanson ne marquera pas l’histoire mais elle passera à la télévision. Un éditeur, Marc Lumbroso, l’entend et se met à la recherche du compositeur. Lumbroso découvre l’oeuvre de Jean-Jacques. Il veut produire un album solo. À deux, ils écument les maisons de disques. Ils sont virés de partout, y compris de chez Épic, une petite firme distribuée par le géant CBS. C’est le big boss de CBS, Alain Lévy, qui va obliger la direction d’Épic à proposer un contrat pour cinq albums à ce Jean-Jacques Goldman. Ça valait la peine de signer…



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