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12/10/2011

Dans le détail avec Too Much & The White Nots

too_much-5.jpgLa flamboyante Choekita, la pétillante Mary Shoo et la mystérieuse Lili forment la partie féminine des Too Much and The White Nots. Pour compléter le combo : Darshen Golan au chant, Burette aux percussions, Pi au didgeridoo et Mattia à la contrebasse. Un joli mélange de styles, d'instruments en tous genres et de personnalités fortement distinctes. Si l'on catalogue facilement leur musique de folk américaine, le son des Too Much est pourtant unique. Comme une réponse l'une à l'autre, les voix des filles se mélangent avec grâce à celle de Darshen. Quant aux cordes, elles sont habilement entourées de sonorités originales et mélodieuses. Après quatre années de scènes tantôt intimistes tantôt plus prestigieuses, les sept Too Much se sont posés en studio pour nous offrir Hootenanny, un premier opus envoûtant qu'ils présenteront en primeur sur la scène de l'Atelier 210 ce jeudi.


Vous avez pris le temps pour ce premier album. Contents du résultat ?

Darshen : On a essayé de faire ça bien autant au niveau de la production, que des compositions ou des arrangements. On fonctionne vraiment comme une famille, on discute de tout donc ça prend du temps. Mais le résultat final en vaut la peine !
Choekita: Puis c'est une famille qui a appris à se connaître en seulement quatre ans. Donc il a fallu apprendre à se cerner, s'apprivoiser, arriver à faire une place pour tout le monde.

Vous ne vous arrêtez jamais de tourner. Pour vous, c'est vital la scène ?

Choekita : Je pense que c'est notre place avant tout. C'est là où on se sent le mieux parce que notre musique se prête à ça, à donner un show familial et cosy.
Darshen: On devient de plus en plus un groupe de scène, on trouve enfin nos marques. On peaufine la direction artistique dans laquelle on veut aller. Mais on est conscient qu'il ne faut pas négliger le studio où il y a une grande recherche de son. On essaie de trouver un son qui est propre à nous.

Comment définiriez-vous le style Too Much ?

Darshen: On fait du minima-popi-folk-ambiant. Beaucoup de gens nous demandent de définir notre style et c'est vrai que notre musique n'est pas évidente à décrire.
Choekita : Il faut venir nous voir sur scène pour s'en rendre compte.
Darshen : C'est une base folk mais ça ne ressemble pas aux groupes de folk classique. On a rien inventé mais on a fait un bon mixe de plusieurs styles. Minimaliste car on joue avec des tuyaux en pvc, des verres, etc. Popi pour pop et aussi parce qu'on a un public très varié.

TMWN-Hootenanny-Cover-epk.jpgVous avez inclus des morceaux de l'EP sur ce premier album...

Choekita : Un choix c'est fait par rapport à des coups de cœur. On a rajouté des choses qu'on a créé tous ensemble. Witch c'est un morceau qui a été écrit tous ensemble quand on était en résidence. Il y a un peu de tout sur cet album.
Darshen : les morceaux de l'EP qui sont sur cet album ont été réarrangés.
Choekita: A grave with no name ça a été le gros débat. Il fallait qu'il soit dessus car ça a été notre carte de visite pendant longtemps. C'est notre premier bébé.
Darshen: On en a eu quatre ou cinq versions différentes et j'en avais vraiment marre de ce morceau. On l'a complètement réarrangé. On a déconstruit tout le morceau pour le refaire. Et je trouve que maintenant la musique a enfin rejoint le texte.

Vos textes sont très imagés. Comment vous viennent toutes ces petites histoires ?

Choekita: De mon coté ce sont des lettres d'amour. The Ballad of the little red riding hood et Witch ce sont des déclarations d'amour pas très gentilles.
Darshen: Pour moi ce sont des petites histoires folk ancrées dans la tradition américaine. Je suis beaucoup dans l'observation, dans tout ce qui m'entoure, personnes humaines ou objets, tout ce qui est nature. J'ai des poussées d'inspiration la nuit ou quand je suis chez quelqu'un et je les couche directement sur papier. Parfois je regarde un film et il y a une phrase qui va faire naître toute une chanson. Je suis beaucoup dans l'image, dans la couleur, dans le détail.

Vous présentez votre premier album, Hootenanny, à l'Atelier 210...

Choekita: Le 210 nous a soutenu dès le début du projet. Ils nous ont permis d'ouvrir notre musique à un public plus large. Ça allait de soi qu'on fasse cette soirée là.
Darshen: Xavier Daive (programmateur de l'Atelier 210, NdlR) est le premier professionnel du milieu à s’être intéressé à notre projet et à nous avoir ouvert son lieu. On lui doit beaucoup. C'est un retour aux origines en quelque sorte.

Mailys Charlier

En concert le 13 octobre à l'Atelier 210

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