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25/10/2011

Dans l'imaginaire de Clare Louise

Clare_Louise_9_-_Laura_Nethercott.jpgDes côtes de Bretagne nous est arrivé une jolie jeune fille avec une voix hors du commun. Cinq ans se sont écoulés depuis qu'elle a foulé le sol bruxellois et Clare Louise n'envisage pas une seconde de repartir pour sa France natale. Tant mieux, Bruxelles y a gagné une artiste talentueuse qui nous offre son premier opus, Castles in the air.


De Bretagne, Clare Louise a pris d'abord un aller simple pour l'Irlande où elle fait la rencontre de trois amis. Rencontre déterminante puisque c'est ensemble qu'ils arriveront à Bruxelles. "Après un an là bas, je n'avais pas envie de rentrer, je voulais continuer à voyager. Avec des amis on s'est dit qu'on partirait bien tous à Bruxelles pour terminer nos études. On est arrivé ici, j'ai fini mon cursus universitaire, j'ai trouvé du boulot. Ma vie est ici, c'est une certitude", nous confie la chanteuse.

Et du confort de son appartement saint-gillois, la Française est devenue une vraie Bruxelloise. "C'est le lieu que j'ai cherché toute ma vie. Je me sens chez moi à Bruxelles. Au niveau musical, ce pays m'inspire car c'est ici que j'ai réussi à mener ce projet, que j'ai rencontré des gens qui m'accompagnent dans cette aventure." Ces rencontres, ce sont principalement le guitariste et chanteur de BaliMurphy, Cédric Van Caillie et la violoncelliste Charlotte Danhier. "Ils sont impliqués avec moi dans le processus de création. Ce projet musical a pris un virage et une dynamique nouvelle à partir du moment où ils sont arrivés."

Mais l'enregistrement de ce premier album n'aurait pu être possible sans l'aide d'un autre Bruxellois, Marc Huygens (ex-Venus) qui a joué le rôle de directeur artistique pour Castles in the air. "Il a donné une autre version à ma musique. Il nous a vraiment donné une distance, une ouverture et un accompagnement."

De la pochette au titre éponyme de l'album, Castles in the air évoque l'imaginaire enfantin de Clare Louise, tous ces rêves et fantasmes que l'on vit dans sa tête, qui n'existent que pour nous et qui en font un album très personnel. "Ça a été un moment fort d'écrire cette chanson. Je l'ai imaginée dans le tram 81, entre Etterbeek et St Gilles. L'air revenait tout le temps dans ma tête, je suis revenue chez moi, je me suis jetée sur ma guitare et j'ai écrit la chanson."

L'autre chanson phare de l'album est sans aucun doute Walking alone, le single qui démarre l'album. "C'est la seule chanson sur cet album que j'ai fait toute seule. J'avais envie de garder une plage très brut et très pure."

Un single qui a donné naissance à un clip très bruxellois où l'on voit Clare Louise déambuler dans les rues et métros de notre capitale en suivant un fil. "C'était assez rigolo car on a du mettre des fils en pleine rue, entre deux feux, deux passages pour piétons. On a fait pareil dans le métro : installer des fils entre deux banquettes. Les gens nous regardaient bizarrement. C'est un bon souvenir le tournage de ce clip !"

Résultat de ces cinq années de vie bruxelloise : un album très intimiste, aux douces mélodies bercées par la magnifique voix de Clare Louise. A voir impérativement ce 26 octobre au Botanique !

 

Maïlys Charlier
En concert le 26 octobre au Botanique et le 19 novembre au Rayon Vert (Jette)

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