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12/11/2011

Aux Inrocks, chaleur et tremblement

P1100166.JPGA Paris, le début du mois de novembre ressemblait légèrement à une fin d'été indien. Les terrasses ne désemplissaient pas, envahies jusque tard dans la nuit. Et sur le Boulevard Rochechouart, un attroupement se formait devant La Cigale et La Boule Noire. C'est que du 2 au 7 novembre, Les Inrocks faisaient leur festival ! Le magazine proposait une affiche alléchante, oscillant entre valeurs sûres et découvertes de qualité. Des soirées complètement soldout avec Agnes Obel, Miles Kane, SebastiAn et Anna Calvi. Et d'autres pas loin de l'être avec Cults, Dry the River et Timber Timbre.


Vendredi soir, on a du mal à quitter sa terrasse du Marais pour se rendre à La Cigale. Et pourtant, l'appel de Cults se fait plus fort. La salle est bondée, il fait une chaleur étouffante et malheureusement, le son est infect. Impossible de se décider concernant le duo new-yorkais, on y voit rien à moins d'être au premier rang et le son ne permet pas un jugement adéquat.

Le son ne s'améliore pas pour Laura Marling, la jolie blonde n'attire pas la concentration de toute la salle. Les conversations se mélangent à la musique de tel sorte qu'on n'entend pas vraiment ce que chante la jeune anglaise. La soirée se terminera avec James Blake. Le Londonien a beau être excellent dans son domaine, la différence de style des têtes d'affiche est trop grande. La salle se désemplit et l'on pense déjà à la soirée du lendemain.

Le lendemain, on choisit encore La Cigale qui nous proposait une programmation d'enfer avec Miles Kane et Friendly Fires en tête d'affiche. On commence la soirée avec les jeunots de Givers, qui ouvrent le bal pour Morning Parade. Le son est cent fois meilleur que la veille. Ouf. Aux alentours de 19h, la salle se remplit à craquer et Foster The People joue devant une foule attentive et déchaînée. Le chanteur charme les premiers rangs avec ses petites danses et ses allées venues constantes vers le public. Mais La Cigale ce soir appartient à Miles Kane.

Dès le changement de plateau, l'anglais originaire de Liverpool le prouve. La foule se fait plus compact, on se presse et se compresse dans la fosse. Et quand le chanteur arrive sur scène, c'est l'hystérie. Better Left Invisible annonce la couleur pour le reste de l'heure à venir. La Cigale est chaude, le sol tremble et les filles crient. Counting Down the days, Rearrange, Kingcrawler, Quicksand, Colour of the Trap, Come Closer. Miles Kane sait y faire avec son public. Et comme il est en France, il préférera laisser de côté sa cover de Hey Bulldog, des Beatles au profit de son adaptation anglaise de Jacques Dutronc, Le Responsable devenant donc The Responsible. Le sol continuera de trembler et la foule de chanter jusqu'aux dernières notes de Inhaler, sonnant la fin du concert. La moitié de la fosse s'en va ; pas cool pour Friendly Fires, qui aura néanmoins un public attentif et dévoué jusqu'à la fin de la soirée.

 

M.C.

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