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21/11/2011

Quand la musique fout le camp

vismets.gifContrairement aux maisons de disques, les artistes, dont les Vismets, ont compris qu’Internet n’était pas un ennemi. L’industrie du disque est-elle, comme on l’entend çà et là, en train de crever à petit feu, la gueule ouverte et le dernier couplet hésitant ? Seules les Elisabeth Tessier du Compact Disc détiennent la réponse définitive à cette incessante mélopée.


Ne donnons pas trop de crédit à cette rumeur qui court depuis une semaine, et tente de faire croire que les maisons de disques du monde entier auraient pour ambition de cesser la production de CD d’ici à fin 2012.

En revanche, ce qu’on a pour vous, c’est un constat, simple, mais éclairant : par rapport à il y a cinq ans, il se vend, rien qu’en Belgique, près de 30 % de musique sur supports physiques (CD et DVD musicaux) en moins.

Et la part de musique digitale achetée légalement (la nuance est de taille), si elle augmente (calmement, 80 % du marché de la musique est toujours physique chez nous), est toujours à mille lieues de boucher le manque à gagner. Il est donc beaucoup plus vrai de dire que l’industrie musicale est en berne, voire en mutation pour les plus optimistes, qu’en pleine phase de guérison.

Quelques éclaircies [?] dans la grisaille tout de même : Google a confirmé la semaine dernière son intention de se mettre à vendre de la musique, Spotify est belge depuis moins d’une semaine, Deezer arrive avec Belgacom en renfort.

Les deux solutions d’écoute musicale en streaming (depuis un ordinateur, mais aussi une tablette ou un smartphone) les plus populaires du monde garantissent quelques étrennes de plus pour les poches des majors et labels du pays.

Mais de leur propre aveu généralisé (et même pas off), “pas assez pour continuer à faire notre travail dans la sérénité…”.

C’est finalement l’internaute belge qui y gagnera le plus : enfin, il pourra découvrir de la musique légalement sur le Web, à prix décent. Mais c’est une micro-poire pour la soif, pour les vendeurs de musique. Alors une seule question : la faute à qui ? Les internautes ? Certainement pas. Ce serait trop facile de leur reprocher de tirer la quintessence d’un outil qu’on leur a mis entre les doigts. Internet ? C’est déjà plus cohérent, mais tenter d’inverser le mouvement, amorcé par le cataclysme Napster il y a déjà douze ans, ce serait comme vouloir franchir l’Everest en tongs.

Les maisons de disques, alors ? On chauffe. Certes, elles doivent composer avec des budgets sans cesse rabotés, des perspectives d’avenir moroses face à la dématérialisation massive.

Mais le syndrome est général : c’est l’apathie qui prédomine, la passivité. Ou alors elles se montrent très actives pour inciter les gouvernements à sanctionner le téléchargement illégal (HADOPI), mais pas à exploiter les nouveaux canaux de mise en avant de leurs artistes.

Et ces artistes, justement, eh bien ils semblent avoir bien plus facile à comprendre qu’Internet n’est pas qu’un ennemi, dans le combat. Donc ils bougent tout seuls. De leur côté. Et ça donne des initiatives qui viennent de tous les sens musicaux, de Radiohead à Zazie en passant par Grégoire, les Kaiser Chiefs et, aujourd’hui, chez nous, le groupe de rock qui a le vent en poupe : les Vismets. Voyez ce qu’ils proposent de neuf ci-dessous...



Alexis Carantonis

http://go.vismets.com

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