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22/11/2011

Ces chansons qui ont fait Souchon

souchon.gifÀ cause d’elles , un album pour la bonne cause. À force de voir tous ses copains, les Zazie, Goldman, etc., faire le bien autour d’eux, Alain Souchon, qui avait un peu de temps libre, s’est dit que, lui aussi, voulait s’engager. “J’ai toujours été très touché par les enfants malades” , dit-il de sa voix à nulle autre pareille. “Surtout ceux atteints par le cancer. Ça me bouleverse de les voir dans leur chambre stérile. Je me dis toujours Mon Dieu, si on pouvait trouver des remèdes…”


C’est donc vers la Ligue contre le cancer que s’est tourné le chanteur, avec, en tête, l’idée d’enregistrer un album de chansons pour les enfants. Les mêmes que celles qu’on lui faisait écouter quand il était môme. “Ce disque-là, en plus du fait que ça a été un plaisir pour moi de l’enregistrer, a été fait pour les enfants et pour aider les chercheurs.”

C’est votre maman qui vous chantait tout ça ?

“Oui. À la maison, on n’écoutait pas beaucoup la radio. Mes parents aimaient la musique classique. Mais, par contre, ils me chantaient des chansons qui racontaient des histoires. Souvent tristes, d’ailleurs. J’aimais beaucoup ça et c’est resté dans un coin de ma tête… Le petit Grégoire, Marianne. Ce ne sont pas des titres très connus, mais que j’ai toujours trouvés jolis et touchants.”

Vous pensez que cette mélancolie que vous avez découverte petit, elle habite aussi vos chansons d’auteur d’aujourd’hui ?

“Oui, sans doute. C’est pour ça que j’ai appelé ce disque-là À cause d’elles. Pour moi, les paroles et les musiques vont vraiment ensemble. Je pense, effectivement, que toutes ces histoires avec une fin triste m’ont influencé.”

Il y a aussi un titre comme J’ai dix ans que l’on n’a pas pu vous chanter quand vous étiez petit, puisque c’est vous qui l’avez écrite !

“Oui, mais je trouvais que ça avait du sens. Et puis, il y a aussi une chanson inédite. J’y tenais, par respect pour les gens…”

Ce que vous racontez dans ce titre, Le jour et la nuit, vous l’avez éprouvé ? Pas envie d’aller à l’école, toutes ces obligations...

“Oui, mais pas seulement à l’école. C’est dans la vie en général qu’il y a le jour et la nuit. On est astreint à plein de choses le jour, et, la nuit, on fait ce qu’on veut. On est Steven Spielberg, on y va comme on veut, dans les rêves. Même s’il paraît que vos rêves suivent votre personnalité : si vous êtes mélancolique, vos rêves aussi. La nuit est quand même le synonyme de faire ce qu’on veut. Pour les gens très obsédés par la sexualité, par exemple, la nuit, c’est dépasser les interdits.”

 

Vous chantez ce titre avec une chorale. C’était évident ?

“Ben, c’est fait pour les enfants. La musique a été faite par mon fils Pierre. J’adore travailler avec lui : on n’est plus un père et un fils, on est juste des musiciens. On s’est dit que cet air, chanté par une chorale d’enfants, ce serait super. Les petits enfants d’Asnière, ils sont forts !”

Vous pensez qu’à l’instar de votre maman, vous avez communiqué à vos fils l’envie de devenir musiciens ?

“Je ne crois pas. Moi, je vous parle d’un temps où on n’entendait pas de musique… La variété, j’ai découvert ça très tard. Mes enfants, eux, ont été baignés, noyés de musique comme on l’est aujourd’hui. C’est trop, ça donne envie de vomir des fois. Il y en a partout, tout le temps.”

Interview > Isabelle Monnart

Alain Souchon, À cause d’elles , EMI

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