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05/12/2011

Malibu Stacy, au-delà de Los Angeles

MalibuStacy_2.jpgDavid et Mike nous racontent tout sur le troisième opus de Malibu Stacy. Pour ceux qui se souviennent de G, leur premier album, Malibu Stacy était surtout reconnu pour leur tube Los Angeles et leur son un peu dur, leur rock un peu brut. Deux ans plus tard, ils continuent dans cette lignée avec Marathon, enregistré à Brooklyn. Ici, pas d'enregistrements outre-atlantique, pas de rock brut mais des compositions plus travaillées, beaucoup d'harmonies dans les voix, des cuivres et de l'accordéon. We are not from, enregistré à la campagne, est certainement l'album tournant de Malibu Stacy. L'album qui les classe au-delà d'un « chouette groupe liégeois avec un super single ». Un opus qui les rapproche de groupes tels que Band of Horses ou encore Bewitched Hands.


Ce troisième album est assez éloigné des deux précédents…

Mike : Je ne sais pas…J'ai toujours l'impression de faire le même genre de musique. C'est une continuité. Refaire la même chose que les deux premiers albums ça ne nous intéressait pas. On voulait travailler avec d'autres gens, des amis à nous qui jouent des cuivres ou de l'accordéon. On a fait des morceaux qui se sont arrangés comme ça, ce n’était pas une volonté de changement de notre part.

C’est votre premier disque enregistré en Belgique !

Mike : Oui, c'est pour ça aussi qu'on a eu l'occasion de rajouter des cuivres et de l'accordéon sur quelques morceaux. Quand tu fais un disque à l'étranger, tu pars 10 jours et après, tu n'as plus la possibilité de revenir dessus. Ici, on a fait deux sessions séparées de six mois. Ce qui nous a permit de revenir sur des choses, changer les arrangements. On rajoute plus facilement dix musiciens additionnels en Belgique qu'à New York ou Milan.

We are not from”...Los Angeles ?

David : Il y a de ça ! C'était surtout pour casser les préjugés qu'on pouvait avoir sur le groupe. On n'est pas que Malibu Stacy avec un tube. Il y a un nouvel album avec un nouveau visuel.

C'est un album autour de l'amitié finalement...

Mike : Oui de collaborations, de rencontres,... Voir qu'il y a du potentiel chez les gens qui nous entourent. C'est un album beaucoup plus  « terroir ». Quand on débute, on met surtout en avant le fait qu'on a enregistré à New York. Puis quand on avance, on a plus envie de marquer nos origines, de montrer qu'on vient de Liège.

Vous avez fait un break de deux ans. Enfin de retour sur scène ?

David : Ce qui m'intéresse surtout dans la musique c'est de faire de la scène. J'ai un espèce de bien être quand je suis sur scène. Je me sens bien, je suis heureux d'être là. Avec la scène, tu as vite une espèce d’addiction.

Les titres des chansons sont assez festifs : Mardi Gras, All Saints' day, New Year…

David : C'était une blague entre nous au départ. On voulait que chaque chanson porte le nom d'une fête. Mike et Chris ont composé tout l'album à eux deux. Contrairement à avant où on travaillait plus en collaboration. Ils arrivaient avec une compo et j'écrivais un texte là dessus.
Mike : On titrait les chansons en fonction du jour. Mardi Gras on l'a écrit le jour du mardi gras par exemple.

Et la chanson “The Road is dead”?

David : Ils ont écrit cette chanson le jour où un technicien est décédé au Pukkelpop. Il se trouve que notre roadie, Martino, est décédé il y a deux ans donc la chanson collait bien à cette histoire là aussi.

 

Maïlys Charlier

We are not from, Malibu Stacy, Pias

En concert le 16 décembre à la Rotonde du Botanique, 236 rue Royale, 1210 Saint-Josse-ten-Noode, www.botanique.be, 02/2183732

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