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16/01/2012

Orelsan : "Ne surtout pas se répéter"

ORELSAN_3_(c)_Wahib_Chehata_-David_Tomaszewski.jpgAprès le succès de Perdu d'avance, Orelsan revient avec un second opus, Le chant des sirènes,qui parle un peu moins de lui et un peu plus des autres.

Originaire d'Alençon, Orelsan fait exception au cliché des rappeurs français de banlieue. Aurélien, aka Orelsan, est de ces artistes "nouvelle génération" qui se font connaître via le web. En 2008, Orelsan perce avec son titre Saint-Valentin. S'en suivent un premier opus à succès, une polémique autour de son titre Sale pute et un large boycott des programmateurs par la suite. La période de composition qui suit n'est pas facile à vivre pour Aurélien qui accouche difficilement d'un deuxième album, Le chant des sirènes. Ce nouvel opus, déjà disque d'or, sera présenté à l'Ancienne Belgique le 28 janvier prochain.


Vous cassez complètement le cliché du rappeur de banlieue...

Oui j'ai fait du rap pour m'enfoncer ! (Rires). J'ai commencé à écouter du rap quand j'avais treize ans. C'est la musique qui m'a le plus parlé. J'aimais bien le fait que les paroles soient réalistes et qu'il y ait un petit côté rébellion.

"Le chant des sirènes" est-il autobiographique ou c'est juste une constatation générale?

Un peu des deux. Dans cette chanson, il y a des choses que j'ai pu ressentir, d'autres que j'ai extrapolées. Le fait d'avoir un mode de vie qui change, de parler de soi tous les jours, d'être dans de nouvelles sphères,... Ça change pas mal la vie et ça peut monter à la tête.

Ça vous est monté à la tête ?

J'essaie que ça ne me monte pas à la tête. C'est clair que les choses sont différentes aujourd'hui. Passer de la vie d'un veilleur de nuit à un chanteur, ça change beaucoup. Mais ça ne me monte pas à la tête plus que ça. Ce qui m'intéresse surtout c'est d'écrire et de faire de la musique. Ce qu'il y a autour ça ne m'intéresse même pas. Mais on ne sait jamais, ça peut arriver donc je fais attention.

Comment avez-vous vécu l'entre deux albums ?

C'était assez douloureux. Sur le premier album, je racontais 10 ans de vie. Ce n'était pas si dur à écrire car j'avais des chansons en cours depuis 7,8 ans. Tandis qu'il a fallu faire un deuxième album en un an et demi sans se répéter. Il a fallu trouver de nouvelles lignes directrices et savoir où on allait. Je voulais faire quelque chose qui soit dans la continuité du premier.

Double vie et Finir mal, 1990 et 2010,... Vos chansons se font échos !

Oui, l'ensemble de l'album est comme ça. On comprend beaucoup mieux les deux chansons quand on écoute Double vie et Finir mal l'une à la suite de l'autre. De même que Suicide social ne va pas sans La terre est ronde non plus.

Justement, parlez-nous de vos deux derniers singles Suicide Social et La Terre est ronde ?

Suicide Social, c'est l'histoire d'un homme au bord du suicide qui commence à voir la vie d'une façon négative. On comprend assez vite qu'il se sent oppressé par la société qui l'entoure. Car il ne s'aime pas lui-même. La terre est ronde c'est l'opposé, c'est une manière de dire qu'il est inutile de faire le tour du monde pour trouver le bonheur alors qu'il se trouve à l'endroit où on est.

Comment arrivez-vous à écrire des chansons aussi opposées l'une de l'autre ?

Car je suis un peu comme ça. Puis je pense que pour écrire de bonnes chansons, il faut donner des points de vue assez tranchés pour faire passer des émotions justes.

 

Maïlys Charlier

Orelsan, Le Chant des Sirènes, Pias

En concert le 28 janvier à l'Ancienne Belgique, 00 Bd Anspach, 1000 Bruxelles. www.abconcerts.be, 02/548.24.24

 

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